Monty PYTHON'S
et Pierre-François MARTIN-LAVAL (PEF)
Jusqu'au 30 avril 2010
Théâtre Comédia - 75010 Paris
Et ta critique ?
"Spamalot", la comédie musicale à côté de laquelle Ben-Hur ressemble à un documentaire.
"Spamalot", au Théâtre Comédia jusqu’au 30 avril, est l’adaptation pour le public français de la comédie musicale du même nom, qui eut un grand succès à Broadway, puis Londres et Barcelone, elle-même tirée du film "Sacré Graal", des Monty Pythons.
Pierre-François Martin-Laval, dit « Pef », un ancien des Robins de Bois, médiévalomane sur les bords, en assure la mise en scène, assisté de Julien Allary. Matthieu Gonet est à la direction musicale, car il y a de vrais musiciens, avec des morceaux dedans. Le résultat est réjouissant, avec ses clins-d’oeils, ses mises en abîme pythonesques, mais aussi quelques longueurs-qui-heureusement-ne-durent-jamais-trop-longtemps.
« Pef » campe un roi Arthur fantasque et désabusé. La Dame du Lac (Gaëlle Pinheiro) s’époumone élégamment, dans une caricature de Starac’ (pléonasme ?). Arthur et ses chevaliers promènent leur crétinisme altier par monts et par vaux : Galahad est un bellâtre, Lancelot préfère les garçons...
Le Graal, de toute façon, tout le monde s’en tape. On le trouve quand-même à la fin, à la faveur d’une pirouette rigolote. Les chants, traduits en français (« Il faut toujours voir le bon côté d’la life ») et les chorégraphies de Stéphane Jarny, astucieux mélange de tradition, de cabaret et de disco, passent bien, même si le son a parfois tendance à saturer un peu. On retrouve avec plaisir de grands moments du film, comme autant de petits Graal nostalgiques : la scène d’insultes par les soldats français (remise au goût du jour puissance dix), les Chevaliers du Ni, le Lapin de Troie, le Lapin Tueur…
Bref, Spamalot, ce n’est pas du tout de la camelote !