Vous sentez ? Approchez-vous, respirez bien fort…ah, ça y est, vous l’avez en pif cette petite odeur d’herbe fraichement tondue, ce vague parfum de rosé à partir de 19h30 sur la table de jardin, cette senteur de crème solaire à base de lait de coco…
…eh oui, c’est l’été, les grandes vacances, le lock-out de la TV, le temps des jokers des JT, l’heure de Télématin animé par quelqu’un d’autre que Leymergie (ça fait du bien !), la place nette pour les best of…bref, temps mort.
Sans tomber dans un élan de poésie et de nostalgie mal contrôlé (ils s’aiment à l’arrière des taxis, ouahhhhyééééééééé, comprenne qui pourra !) et l’âge avançant (bouhhhh, un an de plus dans 2 semaines, bouhhhh, va falloir encore faire une grosse bringue pour oublier ça !) je ne peux m’empêcher, en regardant dans mon rétroviseur télévisuel, de me replonger dans les étés TV de ma jeunesse !
Alors, avant de chausser les tongs, d’appréhender le premier coup de soleil qui va piquer fort fort vu comment j’suis blanc comme une paire de fesses scandinave, de faire la bombe dans une piscine périgourdine, de tartiner de la tapenade, de s’acheter une fiole de Ricard parce que boire du Ricard ça fait été et de vous retrouver dès la fin août pour de nouvelles chroniques d’une puissance intersidérale (oui, parfaitement, comme Goldorak !), voici en quelques strophes, en quelques mots se liant les uns aux autres de par leur terminologie (en fait je vais essayer de faire des rimes…), une rétro Tv d’été que j’espère pas trop bof, un été de télé en une seule poésie.
Les vendredis, chère TV, tu étais Intervilles
Léon, Simone et Guy, les vachettes et les jokers Bilto
Rythmés nos douces soirées et nous rendaient débiles
Bar-le-Duc contre Agen, Aurillac en finale
Guy je ne vous entends pas, c’est vraiment chiant le Cantal
Les mercredis, chère TV, tu étais saga d’été,
Dans des yeux d’Hélène, tu nous as aveuglés
Tu as brûlé des cœurs, créé des grandes marées
Des bâtisses gigantesques, des conflits familiaux,
Le château des Oliviers, putain comme c’était chaud
L’après-midi, chère TV, tu étais Tour de France
Des chutes à l’arrière et des Robert Chapatte
Nous prenions nos vélos et entrions dans la danse
Rentrions pour le goûter et la victoire d’étape
Des Hinault, des Fignon en maillot Super U,
Des Charly Mottet, des cols tout biscornus
Des contre-la-montre de Greg Lemon
Le tout en sirotant un frais Fanta Lemon
Vers 16h, chère TV, tu étais 40° à l’ombre sur FR3
De Perrot à Nardy, un zest de Tresca
Des jeux de la séduction et des beaufs en caleçon
Etaient en arrière plan, disaient « Franckie c’est bon »
A longueur de journée, chère TV, tu étais tube de l’été
Chaque année, de fesses brésiliennes tu nous comblais
Tu nous lambadisais, nous faisais socadanser
Et nous n’en pouvions plus, yakéké, yakéké
Oui, chère TV, tu étais ma meuf de l’été
Et pas encore suffisamment mur pour croquer des tétés
Tu étais mon refuge, ma joie toute hébétée,
Tiens voilà que ça me reprend, yakéké, yakéké…
Bon, je viens de me relire, il est vraiment temps que je prenne des vacances…j’ai loué une maison sans télé, je crois que je vais pouvoir reprendre mes esprits ! yakéké yakéké…oh mais c’est pénible ce truc, yakéké, yakéké !!!! ohhhh !!!
Estebanr.
© Etat-critique.com - 06/07/2011