Avec Jake Gyllenhaal, Vera Farmiga, Michelle Monaghan et Jeffrey Wright - SND - 20 avril 2011 - 1h33
Et ta critique ?
Après L'agence, les films de science fiction se font très romantiques ces derniers temps.
Colter Stevens revit les 8 dernières minutes de la vie de Sean, un professeur d'histoire mort dans un attentat dans un train. Colter Stevens est chargé par l'armée, et un projet ultra secret qui donne son nom au film, de découvrir la bombe mais aussi le terroriste.
Il revit autant de fois qu'il veut les huit minutes de cet usager du train pour faire toute la lumière sur ce qu'il s'est passé. Au fil des retours, le capitaine Colter Stevens a l'air aussi intéressé par la belle jeune femme qui s'adresse à lui à chaque saut dans le temps.
Elle a le charme typiquement américain de Michelle Monaghan, qui se laisse aller à un numéro de charme vraiment enivrant. Presqu'autant que les possibilités énormes que laisse le concept du film, variation polar futuriste d'Un jour sans fin.
Responsable d'un bon film de science fiction, Moon, le réalisateur anglais, Duncan Jones, sait glisser des petites pistes un peu philosophiques. Au delà du spectacle hollywoodien, son film parle d'identité, de solitude, de paranoïa, de mort et d'amour.
Sans dévoiler les secrets du scénario, Source code est un film dans le fond très noir et un peu malsain quant à la (vraie) nature de son héros. Le film est un peu bloqué par son concept à répétition mais se permet une étonnante profondeur pour un gros film hollywoodien.
D'ailleurs Jones a l'art du décalage. Un peu old school, son film concept lui permet de se prendre pour Hitchcock, où le moindre détail est important, chaque plan est réfléchi, chaque fausse piste peut mener à un rebondissement.
Comme son ancêtre anglais, Duncan Jones semble fasciner par la féminité de son histoire. Jake Gyllenhaal a vraiment de la chance d'être coincé entre Michelle Monaghan mais aussi la gracieuse Vera Farmiga, dans un rôle plus terre à terre mais tout aussi touchant.
Cette touche de féminité nous permet d'oublier les quelques défauts du film. Un peu de romantisme dans cette production bien ricaine reste l'excellente idée de Source code et le souvenir qui, espérons le, durera. Encore et encore...