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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 Soeur Sourire

Soeur Sourire

Stijn CONINX

Avec Cécile de France, Sandrine Blancke, Jan Decleir et Tsilla Chelton - Ocean Films - 29 avril 2009 - 1h56

Et ta critique ?




En France, on a Piaf. En Belgique on trouve Sœur Sourire. Dans les deux cas, on découvre des films bien trop sages et des actrices éblouissantes !


Grandeur et décadence, voilà comment doit se résumer un biopic, une biographie historique et romancée d’un monument sacré de la culture, qui fait souvent la joie d’un acteur et celle des producteurs.

Le virus était bien connu aux Etats Unis (Ray ou Walk the line). Il a été découvert en France (La Môme et Coco avant Chanel). Il vient d’apparaître en Belgique.

Comme on a de l’humour dans ce pays, on a préféré s’intéresser à une célèbre inconnue, Sœur Sourire. Jeanne Paule Marie Deckers a connu une carrière éphémère et discrète, malgré les millions de disques vendus.

Rêvant d’être professeur de dessin, elle dut affronter les foudres d’une mère rigide. Pour fuir, elle rentre au couvent et devient Sœur Luc Gabriel. C’est là bas qu’elle se découvre une vocation pour la musique.

Elle chante donc Dominique et devient plus célèbre que les Beatles. Le succès désoriente la jeune femme. Elle comprend qu’elle ne s’est toujours pas réalisée et va tenter de s’affirmer en dehors de l’ordre dominicain.

Stijn Coninx suit scrupuleusement le cahier des charges du genre. Le traumatisme originel. Le succès foudroyant. Les désillusions difficiles et les galères diverses. La reconstitution est proprette et les détails rétro feront sourire.

Heureusement le personnage est fascinant. Sublimée par une sautillante Cécile de France, Sœur Sourire reste une héroïne captivante, car tragique dans le sens noble du terme. Une jeune femme qui s’est cognée à ses rêves et ses désirs. La seconde partie du film est ternie par une présentation trop appuyée de la dépression.

L’humilité de l’actrice et de la religieuse déteignent tout de même sur l’ensemble et on devient très indulgent avec cette évocation sur une star oubliée. Une œuvre sans mauvaise foi!



Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 04/05/2009