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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 Sherlock Holmes: Jeux d'ombres

Sherlock Holmes: Jeux d'ombres

Guy RITCHIE

Avec Robert Downey Jr, Jude Law, Noomi Rapace et Jared Harris - Warner Bros - 25 janvier 2011 - 2h05

Et ta critique ?




Cabotinage royal pour Robert Downey Jr et second épisode survitaminé du super héros so british!


Désormais nous sommes habitués: Sherlock Holmes est capable de balancer des coups de tatane à la manière de Jackie Chan dans les Shangai Kid. Sa douce folie apparente, ce brillant esprit, est aussi un as pour faire valser ses adversaires dans le décor!

Ca faisait bizarre dans le premier épisode. Il n'a pas changé pour ce Jeux d'Ombres. Entre clown marginal et génie de la déduction, Sherlock Holmes détone dans l'Angleterre de la fin du XIXe Siècle. C'est un joyeux drille, gentiment rebelle et un bavard impénitent.

Sans surprise, Robert Downey Jr roule des yeux, rebondit dans tous les sens et fait tourner en bourrique tout le reste du casting. Jude Law passe son temps à se plaindre de l'attitude de son camarade. Holmes se moque du mariage de son copain: les allusions à leur homosexualité latente sont moins évidentes. Dans ce numéro 2: tout est sacrifié à l'histoire touffue entre Holmes et son ennemi de toujours, le professeur Moriarty.

Les deux s'affrontent dans un jeu dangereux. Holmes fait tout pour empêcher une guerre entre la France et l'Allemagne, fomenté par Moriarty. De Londres en Suisse en passant par Paris, Holmes et Watson découvrent un immense complot qui annonce la Première Guerre Mondiale.

Il y a une espèce de résignation face à l'ignominie moderne chez Holmes. L'enquêteur brillant ne peut déjà rien face à la barbarie de masse qui explosera en 1914. Cependant Sherlock Holmes n'est pas désespéré. Guy Ritchie en fait toujours un super héros britannique et ne fait pas dans la mélancolie.

Tout est sacrifié à l'action. Les effets de style se confondent dans une intrigue assez complexe, noyée dans les palabres incessants de Holmes, toujours en train de bavarder, même dans la pire des situations. Ce n'est pas très lisible.

Cela dit, le film remplit son contrat: on s'amuse plus que l'on s'agace. L'homme de Baker Street ne manque pas de charme, ni d'excentricités typiquement anglaises. La trilogie est désormais évidente: on ne dit pas non. On aimerait juste un spectacle moins élémentaire!


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 31/01/2012