Avec Sara Paxton, Dustin Milligan, Donal Logue et Chris Carmack - Metropolitan filmexport - 21 septembre 2011 - 1h30
Et ta critique ?
Têtard: larve de batracien à grosse tête prolongé, à respiration branchiale! Têtard: crétin libidineux bien bâti prêt à mourir dans d'atroces souffrances dans des gros navets!
Il y a un beau paquet de têtards dans Shark 3D! L'héroïne est une blonde au petit popotin photogénique et innocente: elle ne s'est jamais rendue compte que dans son adolescence, une partie de son entourage était un peu psychopathe sur les bords.
Le héros est un jeune métrosexuel qui va devenir docteur mais qui est aussi un mec cool car il sait jouer aux jeux vidéo en ligne et il peut aider un quaterback à réussir ses examens. Trop cool. Ce qui lui vaut d'être invité par la blonde sur une île perdue dans la Louisiane, peuplé de rednecks inquiétants. Il est trop content quand même. Il aime cette fille si innocente. Mais il y a pire: des requins!
Ce joli couple est entouré d'autres têtards. Des nanas bien roulés et des gars costauds avec des bras énormes et un tout petit cerveau. On sait qu'ils serviront de déjeuner pour les squales qui trainent dans un coin inattendu...
Les bestiaux vont faire leur boulot. Ils vont ronger les têtards dès qu'ils mettent les pieds dans l'eau. Pourtant on va être déçu. Shark 3D avait l'air d'assumer son statut de série B décérébrée et fun. Le réalisateur du très bête Des serpents dans l'avion semblait être un bon choix. Le rapprochement avec le très bis Piranha 3D était évident. L'affiche avec un requin et une belle gonzesse laissait imaginer un spectacle racoleur.
Non, c'est juste un film hypocrite. On voulait des filles à poil et des requins voyous. Le réalisateur est prude comme s'il filmait une adaptation de Jane Austen. Les requins sont discrets au point de n'apparaitre que dans quelques scènes. Et question nichon, on nous frustre. Visiblement le réalisateur préfère les rednecks. Shark 3D se plante dans les grandes largeurs.
Nous aussi on était prêt à réduire notre activité cérébrale à celle d'un têtard mais c'est impossible tellement les auteurs font l'effort de saccager leur projet par un scénario d'une bêtise crade, des acteurs épais comme une arête et une vulgarité visuelle qui frise la provocation. Rarement une série B se sera autant planté en moins d'une heure et demi. Mais bon à force de filmer des têtards, on doit le devenir un peu!