Shameless…ou la série barrée bien bien et bien !
Ah mes amis ! Mes chers lecteurs assidus ! Mes biens cher(e)s fans (bon, là, j’me la joue un peu, je vous l’accorde), voilà venu le temps, non pas des rires et des chants, mais de notre hebdomadaire rencontre.
A peu près comme chaque semaine, mon crâne virevoltant à l’imagination fertile et à l’incubation neuronale de 1ère catégorie cogite durant quelques séances de sport, voyages en train à travers la France et, moins glamour, lors de longues réunions de boulot –elles, souvent beaucoup moins fertiles- sur la thématique télévisuelle, l’animateur de la semaine qui fait chier ou l’anecdote plus ou moins vérace autour du petit écran qui va me permettre de vous ravir ou de me faire détester la semaine suivante lorsque –en à peu près 2 minutes 30- vous avalez goulûment -ou pas- ma chronique TV de la semaine sur Etat-Critique.com.
Je l’avoue pour cette semaine, ma caboche de trentenaire avait médité allégrement sur plusieurs pistes très censées dans le seul objectif que vous vous pissiez dessus, riiez aux éclats ou que vous vous disiez « mais qu’est-ce ce mec est con ! », les trois n’étant pas incompatibles, loin de là.
J’avais dans l’ordre : la possibilité de vous écrire une chronique mixant alcoolémie matinale et festivité masculine en vous narrant le visionnage de la ½ finale de Coupe du Monde de Rugby entre potes (mais je n’ai pas dit mon dernier mot et il y a de fortes chances que vous l’ayez la semaine prochaine), la description d’une matinée de TV d’une mère au foyer pour l’avoir testé pour vous cette semaine (Télématin, Motus…) ou encore un retour revival sur le clip de Rick Astley « « Never Gonna Give You Up » que je ne me lasse pas de revoir depuis quelques semaines sur MCM Pop Kitch.
Je vous vois saliver derrière vos écrans à l’idée de partager ensemble ces thèmes de chroniques, voire même pour certains énervés avoir des débuts d’érection et pour certaines d’entres vous, pas des moins farouches, votre siège de bureau légèrement humidifié. Décidemment les lois de la nature sont impénétrables en ce genre de circonstance !
Je m’égare !
Non, que nénie, nein nein nein (8 ans d’allemand quand même s’il vous plait messieurs-dames et je sais juste dire Nein !) ! Je viens vous parler de Shameless, version américaine, saison 1, actuellement diffusée sur Canal + !
Rentrant d’un séjour professionnel sous le soleil du sud, j’arrivai chez wam (5 ans de verlan 1ère langue, je maîtrise aussi !) vendredi dernier relativement tard avec une folle envie de : pas faire grand-chose, poser mes fesses dans mon canapé, boire un bon rhum-coca, manger n’importe comment et laisser mon esprit aller devant un truc à découvrir à la télé.
Veinard que je suis, je dispose pour ce genre de soirée d’un outil magique appelé « Canal+ à la demande » ou la possibilité de regarder quand tu veux, dès que tu veux, sans te presser, l’émission, la série ou le film que tu veux.
Intrigué par une bande annonce vue quelques jours auparavant et sur les conseils avisés de ma chère et tendre qui m’avait dit en avoir vu un extrait la veille et que « ça avait l’air franchement pas mal » (sic), me voilà embarqué dans ce choix.
Et là, bang bang, bing bong, wouahhouu top sa mère, en quelques minutes et onomatopées comme ici résumées, cette série est une bombe absolue.
Pitchons là rapidement si vous le voulez bien : Un père profondément alcoolique aux confins du clochard et ses 6 enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes suite au départ de la mère de famille, dont nous comprenons assez rapidement les motivations de sa fuite vue l’ampleur du désastre familial. Le tout se passe dans le Chicago contemporain post Obama avec une vision de l’Amérique complètement et amoureusement loufoque, tout en étant crédible dans les faits et qui, avec une lecture au 3ème degré, pourrait être pris comme une description à peine exagérée de ce que l’american way of life peut offrir de plus déclinant en matière de décalage social.
N’y allons pas par 4 chemins, cette série est aussi profondément trash que délirante et jouissive en termes d’humour. Ca baise, ça fume même à 8 ans, ça boit de la bière, ça fait tourner des joints, ça sextoy, ça y va du gros mot dans 1 phrase sur 2, c’est sans concession ne serait-ce que dans les personnages de la famille ou des voisins dans lesquels vous retrouvez la palette absolue de toutes les composantes d’une société brute de fonderie.
Le tout est enlevé, rythmé et sans temps mort. La bande originale est tout aussi rock’n’roll et symbolique que peut l’être la série. Bref, comme on dit sur Facebook : J’AIME !
Dès le générique (un vrai générique à la ShowTime –comme Dexter par exemple-) vous êtes embarqués dans ce monde taré et plus décalé tu meurs, après on se laisse aller.
Si la série diffusée sur Canal+ à l’heure actuelle est en fait un remake de la série du même nom diffusée depuis 8 ans sur Channel4 en Angleterre, il n’en reste pas moins vrai que cette mouture est un bijou de la TV sarcastique comme on l’aime. A consommer sans aucune modération mes amis !!!
Voilà, d’ailleurs ce soir, je vais me faire l’épisode 5 de la saison 1 et puis la semaine prochaine on se parlera rugby et matinée alcoolisée entre potes, comme ça vous ne serez pas dépaysés après avoir goûté à Shameless !
Bisous !
Estebanr.
© Etat-critique.com - 21/10/2011