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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 Séraphine

Séraphine

Martin PROVOST

Avec Yolande Moreau, Ulrich Tukur et Anne Bennent - Diaphana Films - 1er octobre 2008 - 2h05

Les commentaires

darrieux

Le 28/02/2009

magnifique film qui mérite ses récompenses :une grande finesse de scenario et de filmage ,une YOLANDE MOREAU QUI NOUS BOULEVERSE ET NOUS EMMENE DS SES TOILES !

Et ta critique ?




Biographie touchante et réaliste d’une artiste peintre (presque) oubliée qui pourrait bien, par la magie de l’interprétation magistrale de Yolande Moreau, connaître une célébrité tardive.


A la veille de la Première Guerre Mondiale, Wilhelm Uhde, critique d’art, marchand et mécène, découvreur de Picasso et du douanier Rousseau, loue une maison à Senlis pour écrire et se reposer de la vie parisienne. Il prend à son service Séraphine, une femme solitaire, mystique, dont il découvrira bientôt qu’elle consacre toute sa vie, toute son énergie à peindre secrètement. Les oeuvres que découvrira Wilhelm Uhde le bouleverseront et bouleverseront la vie de Séraphine.

Loin du conte de fée improbable filmé avec les couleurs mièvres de la fable destinée à l’édification des enfants méritants, le biopic de Martin Provost s’attache à coller au plus près à une histoire dramatique où le génie le dispute à la misère et à la folie. Volontairement réaliste donc, jusque dans la cruauté d’une existence malmenée, Sérafine procède par petites touches impressionnistes qui, mises bout à bout finissent par faire sens et donner à comprendre la souffrance d’une artiste habitée - envahie - par son oeuvre et par sa foi.

Comme à chacune de ses apparitions, Yolande Moreau crève l’écran par sa présence presque intimidante. Elle incarne à la perfection cet être frustre et entêté, poursuivant son destin, quoiqu’il lui en coûte. Destin qui ne s’est pas éteint à sa mort en 1942 puisque le Musée Maillol, à Paris, lui consacre une exposition jusqu’au 5 janvier 2009.


Joël Fompérie

© Etat-critique.com - 06/10/2008