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Vendredi 25 Mai 2012Musique

 Sam’s town

Sam’s town

THE KILLERS

(Mercury - 2006)

Les commentaires

Juni

Le 23/04/2007

Cet album est tout simplement le meilleur!

Et ta critique ?




Après le carton de Hot fuss en 2004 (cinq millions d’exemplaires écoulés dans le monde), les Killers sont de retour… pour faire encore mieux !


Inutile de vous refaire le coup du "deuxième album, le plus difficile à réussir, entre répétition des recettes du premier et nouvelle orientation du groupe", vous connaissez déjà. Inutile de la leur faire à eux non plus : les Killers ne sont pas un jeune groupe timide, mais une sorte de machine de guerre assumée. Il suffit d’écouter Brandon Flowers, tête pensante du gang, pour s’en convaincre : "Je verrais quand même ça comme un échec si on vend un album de moins que Hot fuss. On doit vendre plus. On a bossé dur pour ça." (Les Inrockuptibles).

Et pour bosser dur, ils ont bossé dur les Killers. Grosses mélodies, grosses guitares, gros synthés : Sam’s town (l’album) est taillé pour les stades, pas pour les MJC de province. Au point que l’on ne reconnaît pas forcément ses petits à la première écoute. Elles sont loin les mélodies pop de Hot fuss. Normal. Forts de leur succès initial, les kids de Las Vegas se sont offert les services de grosses pointures à la production (Flood et Alan Moulder, qui ont œuvré, ensemble ou séparément, pour U2, Depeche Mode ou Smashing Pumpkins), de celles qui ne sont pas réputées pour leur délicatesse de dentellière.

Impossible, dès lors, de jouer les vierges effarouchées lorsque Sam’s town résonne en ouverture de l’album éponyme. Ça bastonne, ça éraille (la voix du Brandon), voire ça éructe, mais surtout ça met les pendules à l’heure. Et force est de reconnaître l’ensemble comme une belle réussite (dans son genre) qui a toutes les chances de réussir son pari : placer le groupe dans le groupe de tête des charts européens en compagnie des pointures internationales citées plus haut. À ce titre, Bling (Confession of a king), sonnant plus U2 que Bono lui-même, est emblématique du chemin parcouru et des modèles avoués.

Bref, Sam’s town est le prototype de l’album que l’on adorerait détester. Malheureusement (ou heureusement), les choses ne sont pas si simples. L’écoute répétée des douze titres agit comme un révélateur inattendu. Loin de se contenter de viser la bande FM, The Killers signe un album qui allie (très) efficacement recettes éprouvées et compositions authentiquement originales qui ne se laissent pas apprivoiser si facilement. On ne peut ainsi manquer de saluer quelques hymnes héroïques qui valent leur pesant de "poils qui se hérissent sur les bras" : When you were young que l’on aurait plutôt entendu sur Hot fuss, For reasons unknow et son refrain virtuose, l’irrésistible Read my mind ou le rapeux Uncle Jonny

Largement de quoi justifier la posture d’observateur bienveillant que l’on adoptera donc ici, malgré les regards suspicieux des puristes, jusqu’au prochain opus des Tueurs (à l’égo démesuré) de Las Vegas, le meilleur groupe anglais du Nevada.

Site officiel : http://www.thekillersmusic.com/


Joël Fompérie

© Etat-critique.com - 16/03/2007