En ce début d’été , la douce nonchalance du trio parisien fusionnant new-wave et lo-fi donne envie de rester sous la couette tout en bougeant ses pieds.
A entendre leur son lo-fi, on se dit que Karaocake vient de Scandinavie. Never sure, Homeland inwars, Brooklyn bridge… transpirent la froideur chaleureuse d’un été norvégien ou suédois. OK, on n’a jamais mis un pied chez les Vikings, mais ça ressemble à l’ambiance d’un beau docu des voisins du Pôle Nord.
Hide & seek, c’est carrément la séance de yoga au milieu d’un fjord. Une musique minimale qui, à l’image d’une vallée glaciaire, offre des sons étroits et escarpés. La voix enfantine de Karaocake rajoute cette touche d’éclaircie purificatrice. Un délice qui devient un bonbon acidulé quand le protecteur Change of plans fond dans votre tympan.
Après la 49e écoute en une semaine de Row and Stitches, c’est sur Eeeeeerie que l’on trouve enfin le parallèle avec un groupe écouté en boucle il y a 3-4 ans. Karaocake a puisé son inspiration auprès de The Organ. On leur demandera lors d’une prochaine interview, mais le post-punk venu de Vancouver – flagrant sur Brother – se retrouve dans les accords old-school s’extirpant du « dinosaure de synthé » de Camille Chambon.
On retrouve aussi la couleur d’un autre combo 100 % féminin : Au Revoir Simone. Ce n’est donc pas un hasard de retrouver le trio de Brooklyn partager la scène avec celui de Paris, le 22 août au Nouveau Casino.
On y sera. Et vous, après avoir été imbibé par cette ambiance végétale et organique, il y a de grande chance que vous ne puissiez pas résister à cet appel…