Joseph d’Anvers est de retour. L’âme sombre revient avec un album plus electro que les précédents. Le compte y est. A écouter.
On avait énormément apprécié cet album merveilleusement triste et sombre qu'est Les choses d'en face. Des touches de noirceur libérées parcimonieusement. Depuis, Jospeh d’Anvers a multiplié ses collaborations avec d’autres artistes. Le voilà qui revient avec Rouge Fer.
L’album s’ouvre avec un titre à envolée lyrique sur beat electro. Sans être vraiment trip-hop, le morceau alterne violon, piano pour laisser apparaître une voix douce qui veut peser avec gravité sur le destin d’une femme délaissée.
Les 45 minutes de l’album s’écoutent avec grand plaisir. On y croisera un mélange d’électro et de pop gainsbourgienne. Des morceaux où le chant parlé s’affiche de manière éphémère à la Love on the beat avec des chœurs qui tournent en boucle (Always better). Joseph d’Anvers privilégie ainsi une musique atmosphérique étayée par une voix qui joue les accents de la fragilité et de la rupture (Leave me alone).
La marque de fabrique au piano reste très présente et les aficionados Des Choses d'en face retrouveront la mélancolie propre à ce musicien qui mérite d’être découvert. La chute et Sweet 16 restent probablement les morceaux les plus représentatifs du virage pris par ce nouvel album. L’électro apporte une vraie touche de fraîcheur, faisant basculer la noirceur dans la sensualité, disto à l’appui.
Joseph d’Anvers explore de nouvelles percussions sonores pour remplacer la basse qui menait le précédent album par des sons synthétiques moins intimistes et plus remuants. Un album agréable à écouter, peut-être moins intime que le précédent mais qui permet à l’auditeur encore de jolies évasions mentales. A écouter.