Dans le sillage de Jack Johnson, Animal Liberation Orchestra est une bonne blague de musiciens. C’est devenu un bon petit groupe comme on aime en découvrir.
Zach Gill est un ami d’enfance de Jack Johnson, célèbre chanteur très détendu, connu pour ses chansons écrites au bord de l’eau. Gill pianote derrière le chanteur depuis des années. Tout aussi décontracté, Zach Gill a fondé Animal Liberation Orchestra pour jammer avec des amis.
Ensemble, ils chantent des titres gentiment idiots où ils peuvent se faire plaisir musicalement. De ce gentil désordre amical et musical est né un premier disque qui rivalisait avec les œuvres de Johnson.
Dans le style « zen attitude », A.L.O dépassait quasiment le maître et mettait un point d’honneur à célébrer la légèreté et les plaisirs de l’existence avec des morceaux élégants et espiègles.
Roses & clover poursuit dans cette direction. Ca sent bon le barbecue entre amis, au soleil. Gill et ses potes aiment les solos de guitares, les délires entre musiciens et les refrains faciles à retenir.
On imagine un disque enregistré dans un garage. On pense aux deux ou trois soulographies qui ont inspiré ce nouvel album. On devine toujours le plaisir de jouer entre amis.
En une seule écoute, on se sent proche de ces petits rigolos qui jamais font preuve d’ambition. Cela pourrait être un défaut grave. C’est finalement l’humilité du projet qui amuse puis qui séduit.
Les chansons respirent la joie de vivre (avec une grosse préférence pour Plastic Bubble). Ils font un peu plus d’efforts que sur le précédent disque. Le son est plus groovy et nous fait sentir le vent de folie californien. Mais sans le stress. Il ne faut pas se mettre la pression. On pense aux Beach boys et au Grateful dead.
Mais il n’y a pas ici de révolution. Juste un petit disque de rock relax, fabriqué par quatre copains. C’est parfaitement anecdotique mais complètement recommandable.