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Vendredi 25 Mai 2012Musique

 Rolling stones project

Rolling stones project

Tim RIES

(Universal Jazz import – 2006)

Et ta critique ?




Mick Jagger et ses camarades n’arrêtent plus de remplir les stades du Monde entier. Même pour un défendre un album un peu paresseux. Ce n’est pas grave, le saxophoniste Tim Ries s’est chargé de donner un coup de jeune aux Pierres qui roulent.

Les Stones sont sur orbite tellement ils tournent avec leur show très très pro. Il y a peu encore, ils grillaient la priorité à George Michael au Stade de France.  Pourtant les Stones ne sont plus vraiment le fer de lance du bon vieux rock.

Leur dernier opus était la preuve que la vieillesse pouvait bien aller aux briscards du rock mais l’énergie était franchement absente. Sans âme, le disque montrait juste des pros capables de penser encore des nouvelles chansons, malgré leurs mythiques excès. Entre nous, j’aime bien la dernière en date : Keith Richards aurait sniffé les cendres de son père !

Mais avec quarante ans d’existence, les Stones savent aussi faire confiance à des musiciens pour donner un peu de pêche à leur répertoire. Il ne faut pas s’étonner de croiser Charlie Watts, Keith Richards et Ron Woods sur le disque de Tim Ries.

Saxophoniste et arrangeur, Tim Ries pioche dans la volumineuse liste des chansons Jagger/Richards pour les réinterpréter à la mode jazz. L’album de reprises c’est souvent ennuyeux. Ici, c’est séduisant.

Car Tim Ries se permet de triturer les chansons mythiques. Il n’a pas peur des légendes et s’amusent à plier les titres des Stones aux règles du jazz. L’auditeur redécouvre les mélodies stoniennes. Les riffs reconnaissables de Richards sont transformés en solos acrobatiques de saxophones. Les sons chauds jazzy font oublier Mick Jagger.

On est proche du rêve lorsque Norah Jones reprend idéalement l’une des plus belles chansons des Stones, Wild horses. On peut entendre aussi les guitares de Sheryl Crow, Bill Frisell ou John Scofield. Bref, le projet réunit une ribambelle de talents et ces derniers s’amusent vraiment avec l’œuvre stonienne. En passant au jazz, les Stones retrouvent quelques ardeurs purement rock’n’roll.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 22/06/2007