RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 Roadhouse

Roadhouse

Rowdy HERRINGTON

Avec Patrick Swayze, Kelly Lynch, Ben Gazzarra et Sam Elliott - United Artists - 1989

Les commentaires

Thibault

Le 09/02/2011

Waouh, le mullet qu'il se tape, le pauvre. Il aurait sa place au panthéon de ce style capillaire (www.ratemymullet.com).
J'adore aussi ses fringues à base de chemise ouverte et de pantalon à pince trop grand.
Ah, la mode des années 90, y a pas à dire, c'était drôlement chouette.

Et ta critique ?




On profite de notre visite des années 80 pour célébrer l'un de ses plus beaux héros: Patrick Swayze, le roi de la baston et de la raison!


Il a les muscles saillants. Il luit de partout. Au petit matin, le vent caresse sa longue tignasse qui tombe délicatement sur des épaules confortables. Il a un regard perçant comme un cowboy durant un duel. Il fait de la philosophie comme des arts martiaux. Il écoute du blues rock FM. Il a des boots en cuir et un jean bien moulant. Patrick Swayze est James Dalton.

Après The Outsiders, L’aube rouge, Youngblood et Dirty Dancing, Patrick Swayze est l’homme viril des années 80. La perfection au masculin. Avec Roadhouse, il rayonne de toute sa masculinité. En mettant des coups de tatanes. Il est pourtant non violent. Cependant quand il faut y aller, il n’a pas peur de coller son pied dans la bouche d’un vulgaire alcoolique.

James Dalton est habitué à ce genre de situation : c’est un videur. Il débarque dans une petite ville corrompu pour mettre de l’ordre dans un night club un peu miteux mais comme il est situé à la campagne, Dalton, qui a les mêmes idées que Brice Lalonde, décide de s’y installer pour faire régner l’ordre.

Evidemment il y a un grand méchant plein de tunes et d’hommes de main qui va lui en vouloir. Evidemment il y a une jolie doctoresse blonde à draguer l’air de rien. Evidemment notre héros passera un mauvais quart d’heure avant de renaitre de ses cendres et faire payer l’addition de la plus violente des manières.

C’est beau comme un discours de George Bush Senior. La morale est douteuse. On assiste à une réunion de beaufs grandioses. Les dialogues sont imagés et d’une nuance inoubliable. On oublie pas le guitariste aveugle qui lâche à Dalton un irrésistible : c’est bon de te voir.

L’histoire est aussi complexe qu’un épisode de Bioman. Un gentil. Des méchants. De la baston. De la philosophie pour QI d’huîtres ! Navet en puissance, c’est aussi désarmant. Car toute cette testostérone déborde de partout et fait de ce film un étrange manifeste de la beauferie. Le film atteint son paroxysme avec l’arrivée de Wade Garrett, le mentor de Dalton, joué par l’impressionnant Sam Elliott. Là on flotte dans des préceptes de haute volée. A mourir de rire !

C’est un vrai plaisir de se faire lobotomiser par ce film halluciné et hallucinant. Réalisé en 1989, il poussera le héros des années 80 jusqu’à ses limites. On verra ensuite de nouveaux héros plus sensibles. Il mérite tous des claques à coté de James Dalton !

Phrase culte : I want you to be nice until it's time to not be nice.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 09/02/2011