Milla contre les zombies revient pour un nouvel épisode tout aussi creux et risible que les précédents. Le ridicule tue et ce film sort de sous terre pour se délecter du cerveau des malheureux qui iront le voir.
Il faut quand même reconnaître que la vie d’Alice n’est pas facile. Elle se réveille dans un laboratoire souterrain inhospitalier pour se rendre compte qu’elle est poursuivie par des morts-vivants. Quand elle arrive à en sortir, elle se retrouve dans une ville quasiment déserte poursuivie par d’autres morts-vivants.
Plusieurs années plus tard, la Terre est devenue un immense désert peuplé de morts-vivants poursuivant tout ce qui ressemble à de la chair fraîche. Dont Alice. Du coup, Alice en a marre. Ca tombe bien, nous aussi.
Dans un effort surhumain, cette ultime suite (qui ne sera sûrement pas la dernière) tente de redonner le proverbial coup de fouet à une franchise qui s’essoufflait avant même d’avoir pu faire quelques pas. Il ne faut hélas pas chercher du côté du scénario, du jeu d’acteur ou des effets spéciaux qui sont toujours aussi pitoyables.
Puisant son inspiration dans le jeu vidéo dont la trilogie est issue, le scénariste a utilisé un stratagème vidéoludique pour accroître l’intérêt du public. L’idée peut paraître séduisante mais s’est révélée fatale au cinéma à chaque occasion. Aussi quand on apprend que Milla Jovovich, en plus d’être jolie et de savoir se battre, possède des supers pouvoirs, on soupire lourdement.
Pourtant, elle sait en faire des choses : créer des murs invisibles, faire léviter des objets, détruire des satellites en orbite et repérer des méchants à distance… Seulement, les aventures d’un joli GPS meurtrier d’un mètre soixante-dix sont loin d’être aussi passionnantes que ce qu’elles peuvent paraître. C’est dire.
On s’ennuiera donc en comptant les morts à chaque scène et en faisant des paris intérieurs sur l’endroit d’où va surgir le prochain zombie. Avec une réalisation classique mais sans imagination, on ne se trompe que peu souvent. Ce qui est dommage pour un pseudo film d’horreur.
Le quatrième volet, probablement sous-titré L’Attaque des clones au vu de la dernière scène, s’annonce dans la lignée d’Extinction : pénible, long et sans intérêt. Reste Milla. Mais même sa beauté a des limites qui ont été allégrement franchies cette fois.
Vincent Valat
© Etat-critique.com - 01/10/2007