« Sushi, sushi, qui veut des sushis ? » Sans aucun doute, Chris Haring et la compagnie Liquid Loft savent bien nous recevoir…
Chaque soir, l’ordre de la performance diffère selon l’ordre dans lequel les douze sushis, proposés avant le spectacle, ont été mangés par les spectateurs. Par cette démarche, Chris Haring a voulu démolir l’histoire pour être au plus près du mouvement et de la danse. Car même si le spectacle "Running sushi" a été conçu comme une performance, utilisant certains codes du théâtre et se présentant comme un spectacle, il s’agit bien de donner la place au corps et à sa personnalité, à la forme et au rythme.
Nous suivons l’exploration amoureuse d’un couple de danseurs, de personnages mangas enfermés dans leur bande dessinée. Cependant pas de direction linéaire prédéfinie ni de chronologie, la performance a été divisé en douze tableaux interchangeables. Chris Haring ne voulait pas que les spectateurs suivent une histoire mais qu’ils se concentrent sur des détails. Et pourtant, chaque spectateur se raconte sa propre histoire, indépendamment de l’ordre des scènes.
Running sushi nous est présenté comme une bande dessinée manga mais en réalité, on perçoit un mélange de l’esthétique manga à notre vision naïve d’Européen sur la culture japonaise. La performance théâtrale-dansante et cette vision décalée déclenchent le rire tout au long de la performance…
Sans aucun doute, le spectacle "Running sushi" est l’un des spectacles à ne pas manquer du festival Anticodes, organisé par le Théâtre National de Chaillot.