Le nouveau maxi de Radiosofa se révèle être une élégante transition avant la sortie d’un album que l’on devine âpre et venimeux.
Long et sinueux aura été le chemin qui sépare la sortie de ce nouveau maxi de Radiosofa de leur premier album éponyme paru en mars 2007.
Avec ces trois nouveaux titres, le groupe Radiosofa retrouve l’énergie, la ferveur et la concision qui alimentent leurs prestations live. Ce retour en grâce peut notamment s’expliquer par la présence à la production d’Antoine Gaillet (BAZBAZ, Julien Doré, Mademoiselle K), vieux compagnon de route, qui a su mettre en valeur les qualités rythmiques du groupe tout en trouvant le traitement juste pour la voix de Thomas Cramoisan, chanteur de Radiosofa.
Si Hiroshima et Les Masques aux riffs étourdissants et aux paroles accrocheuses ont tout pour s’imposer sur les Playlists, la puissance frénétique du titre Les Portes, en duo avec Da Silva fait regretter que les groupes rock aient trop longtemps laissé les démons de la transe aux seules mains des sorciers de la scène électro.
Les groupes à guitares auraient-ils oublié les préceptes de la psalmodie rock amorcée par le magnifique Tomorrow Never Knows des Beatles ? Doté de trois titres impeccables, on ne peut que saluer la production d’un tel maxi dont le seul défaut est sa trop courte durée.
Odalisque
© Etat-critique.com - 25/01/2010