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Jeudi 24 Mai 2012Musique

 Quiet Nights

Quiet Nights

Diana KRALL

(Verve Records - 2009)

Et ta critique ?




La championne absolue du jazz se laisse aller à la bossa nova. Le douzième album de madame Elvis Costello tombe dans la nonchalance.

Elle est blonde, séduisante et douée. Depuis une quinzaine d’années, elle a fait du jazz vocal, une valeur sûre et rentable. Diana Krall a charmé la critique et le public avec une aisance qui restera dans les mémoires.

Ses premiers disques étaient malicieux. Pourtant entre des chansons de Noël, un best of et un live à Paris (qui lui a valu un Grammy), la belle semblait être à court d’inspiration ces dernières années.

Ses albums studios étaient élégants mais sans grande saveur. Le retour du producteur Claus Ogerman réveille donc la curiosité autour de ce nouvel album, "Quiet Nights".

Effectivement les nuits seront tranquilles à l’écoute de cet opus sud américain. La chanteuse et pianiste reprend des standards d’Antonio Carlos Jobim et de l’easy listening.

Sa voix assurée va par exemple très bien à Walk on by de Burt Bacharach. La bossa nova offre un peu de chaleur à des titres parfaitement exécutés. Aidée par un orchestre, Diana Krall rend un hommage carré et sans surprise.

On lui en veut finalement de ne jamais prendre des risques sur des standards évidents. Son disque accompagnera tous les apéritifs du Monde et peut être entendu dans toutes les salles d’attente. Mais est ce bien l’enjeu du jazz, genre qui profite de la réinterprétation ?

Talentueuse, Diana Krall chante magnifiquement. Les arrangements sont délicieux mais il serait temps que la Canadienne soit moins frileuse. Le politiquement correct ne doit pas exister dans une musique aussi libre que le jazz.



Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 29/04/2009