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Jeudi 24 Mai 2012Cinéma

 Pushing daisies

Pushing daisies

Bryan FULLER

Avec Lee Pace, Anna Friel, Chi McBride et Ellen Greene - Un coffret chez Warner Bros

Et ta critique ?




Le fantastique se porte bien. Il ressuscite même à la télévision avec de nombreuses séries. Cela donne d'excellentes surprise comme cette pétillante comédie, bien trop courte à notre goût.


Le héros est pâtissier. Il ne faut s’étonner de découvrir des couleurs acidulées dans Pushing Daisies. A coté, Charlie et la chocolaterie de Tim Burton est fade comme un vieil épisode de Derrick.

La vie de Ned est placée sous le signe de la gourmandise et de la surprise. Ce dernier a un pouvoir étonnant : depuis qu’il est petit, il a la possibilité de ressusciter les morts par un simple contact. S’il les touche une seconde fois, il leur retire la vie.

Sa vie se complique lorsqu’il ramène à la vie son premier amour, l’élégante Chuck Charles et qu’il refuse de la renvoyer dans l’au-delà. Menant des enquêtes avec son ami Emerson, détective privé, sur des meurtres inexpliqués, Ned a une vie bien remplie et il y a peu de place pour un amour d’outre tombe…

C’est le réalisateur Barry Sonnenfield (Get Shorty, Men in black) qui produit cette comédie fantastique. On a un peu oublié que ce petit artisan avait commencé comme directeur de la photo sur les films des frères Coen.

Les excentricités donc, ne lui font pas peur et Pushing Daisies prouve que Sonnenfeld se moque de l’Amérique et ses images d’Epinal. La première expérience de série télé du réalisateur, Maximum Bob, s’engageait déjà dans cette voie là.

Pushing Daisies joue donc sur le quotidien en hypertrophiant la représentation typique des américains et les habitudes d’une Amérique soit disante normale. Le style oscille entre du Tim Burton et du Jean Pierre Jeunet.

On pense beaucoup à Amélie Poulain car la série s’approprie des stéréotypes et joue avec, dans des enquêtes souvent rythmées et loufoques. Car la bizarrerie apparaît toujours dans des intrigues finement écrites.

Le rétro et le vintage permettent un spectacle flamboyant qui stimule l’imagination et pas seulement celle des créateurs (dont Bryan Fuller échappé de la série Heroes).

Le conte de fée moderne se mélange parfaitement avec la comédie romantique et le polar léger. L’aspect bande dessinée permet une vraie originalité, rarement vue à la télévision américaine.

Parfaitement interprétée, sucrée et salée, cette série est une réjouissante découverte qui hélas s’est arrêtée au bout de deux petites saisons. Décidément les séries ne portent pas chance à Sonnenfeld. C’est bien injuste.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 26/07/2009