Trois américains sont perdus à Hongkong. Ils ont des super pouvoirs mais visiblement on n’a pas voulu d’eux dans X-men ou Heroes.
Chris Evans est un acteur sympathique qui a déjà joué les super héros. C’était dans Les 4 fantastiques où il était le seul élément un peu marrant du naveton. Il a l’habitude des rôles de ce genre : il n’en branle pas une dans Push.
Il joue un super héros un peu en toc. A la sortie de la salle, on ne se rappelle plus exactement de son pouvoir. Si ce n’est celui de supporter Dakota Channing, actrice enfant (vue dans La guerre des Mondes de Spielberg) qui vient de tomber dans l’adolescence.
Elle est donc insupportable. Elle fait la tronche en permanence. Mais elle aussi a un pouvoir exceptionnel (elle fait des dessins moches qui annoncent le futur) ce qui fait d’elle une marginale pourchassée par la Division, mystérieuse organisation gouvernementale.
Le duo devient un trio lorsqu’ils retrouvent Camilla Belle, jolie comédienne à l’air endormi. Les trois veulent mettre la main sur une mallette contenant un secret essentiel à leur survie. Peut être un bon script !
On ne le saura qu’à la fin, hélas ! C’est ce qui manque à ce petit film de super héros : un bon scénario. C’est du grand n’importe quoi filmé n’importe comment. Tourné à HongKong (seul atout du film), Push veut ressembler à X men, Jumper ou la série Heroes. L’équipe du film a visiblement abuser du sake, des karaokés et des nouilles chinoises.
C’est poussif ! On assiste à la course poursuite la plus lente du cinéma d’action. Les méchants font rigoler, avec une pensée émue pour les deux Chinois qui poussent le cri qui tue.
Quand ca ne court pas dans tous les sens, ca déblatère des kilomètres de dialogues à la limite de l’absurde. Push est une grosse erreur industrielle qui peut faire marrer. Mais si vous avez autre chose à faire, n’hésitez pas. Faut pas pusher…
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 18/02/2009