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Jeudi 24 Mai 2012Cinéma

 Prince of Persia: les sables du temps

Prince of Persia: les sables du temps

Mike NEWEL

Avec Jake Gyllenhaal, Gemma Aterton, Ben Kingsley et Alfred Molina – Walt Disney Pictures – 26 mai 2010 – 2h06

Et ta critique ?




Quand Star Wars rencontre Bollywood, cela donne un gros film d’action affreux et magnifiquement ridicule. Que vient faire Jake Gyllenhaal dans ce souk?


Jake Gyllenhall a visiblement pratiqué un sacré entrainement avant de jouer dans cette nouvelle production Bruckheimer (Top Gun, Pirates de Caraibes).

Pour ce film, il ne joue plus de son regard perdu mais de ses tablettes de chocolats et de ses gros biscotos. On a du mal à reconnaître le comédien de Jarhead. Il ressemble à Rambo déguisé en pirate.

Le pauvre est ridicule. Son personnage est un ancêtre oriental de nos Yamakasis. Il rebondit partout et se déplace dans l’air comme s’il avait un joystick à la place du cerveau. C’est normal : c’est le clin d’œil au jeu dont est tiré le film !

Pour la castagne, le petit Prince of Persia est fortiche mais hélas il est un peu tartignolle avec les filles. Une princesse d’Asie centrale à l’accent anglais digne d’un vieux pêcheur écossais lui fait tourner la tête. Sa famille royale adoptive est un nid de vipères. Ses frères ne l’aiment pas trop. Son oncle veut le tuer. Et une dague magique lui permet de gagner des nouvelles vies comme dans un jeu vidéo.

C’est un foutoir sans nom. Si les scènes d’action passent encore, les couloirs de dialogues sont nuls, tentant l’humour là où il aurait fallu croire un peu plus au concept de film d’aventures. On retiendra à ce niveau la grande scène des autruches, souk incroyable de répliques ringardes et d’inutilité flagrante.

Cela dure plus deux heures pour rien. Les acteurs sont habillés par un costumier échappé de Bollywood. Chaque cascade est numérisé donc pas du tout crédible. La vie de famille du Petit Prince est aussi compliquée que celle de Luke Skywalker. Le film n’a aucune personnalité. Il fait du bruit et roule des mécaniques (de synthèse). Il pique les yeux. Comme un grain de sable dans les yeux: ca fait mal mais on oublie vite ce désagrément!

 



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pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 06/07/2010