Avec Nicolas Cage, Rose Byrne, Ben Mendelshon et Chandler Canterbury - SND - 1 avril 2009 - 1h59
Et ta critique ?
Nicolas Cage persiste dans le navet de haute volée. Cette fois-ci, il se surpasse. Quand la science-fiction s’inspire des sectes…
À coup sûr, Rael et les autres allumés aux théories fumeuses et mystiques vont adorer Prédictions, le nouveau film du sympathique Alex Proyas (Dark City et I robot).
Il faut vous prévenir tout de suite : le final est grandiose. Après Le jour où la Terre s’arrêta, la science-fiction hollywoodienne a tendance à se transformer en cours de catéchisme. Pour ne pas gâcher votre plaisir disons que le film se termine sur une version galactique de l’arche de Noé !
On en a peut-être trop dit déjà mais franchement, Prédictions se prend les pieds dans un discours qui rappelle les Scientologues et autres sectes apocalyptiques.
C’est du grand (et du bon si on aime ça) n’importe quoi ! Il fallait s’y attendre : il s’agit du nouveau film avec Nicolas Cage, le champion tout catégorie du navet coûteux. Il fait fort : astronome, son personnage découvre une série de chiffres qui annonce toutes les catastrophes de ces cinquante dernières années. Les derniers chiffres sont évidents : la fin du Monde est proche.
Cela tombe donc sur notre pauvre Nicolas Cage qui joue uniquement sur son regard de Droopy pour nous faire comprendre que l’heure est grave. Il fait peur à tout le monde avec sa théorie et surtout il se sent observé par des blondinets habillés comme Depeche Mode à leurs débuts.
Alex Proyas, talentueux réalisateur, réussit deux ou trois plans intéressants. Ses séquences d’accidents sont impressionnantes. Mais le scénario est indéfendable et impose une morale insupportable.
Eloge de la famille, célébration de la Foi, le film nous englue avec des sentiments ambigus et oublie même de créer un vrai suspense. Avec sa foi aveugle du converti, Prédictions sombre dans des âneries indigentes et se place sûrement dans le trio de tête des nanars de l’année… Hier, Dragonball. Aujourd’hui, Prédictions… Les sorties du premier avril est un filon inépuisable de films malades !