Avec Adrien Brody, Alice Braga, Topher Grace et Danny Trejo - 20th Century Fox - 14 juillet - 1h46
Et ta critique ?
Bonne nouvelle, Le monstre rasta revient aux bases. Mauvaise nouvelle, on est très loin des premiers films.
On avait laissé les Predators en pleine séance de catch dans deux Alien Vs Predator de triste mémoire. Deux navetons indignes. Puis Robert Rodriguez (Sin City) a pris en charge la production d'un nouveau Predator et a promis de revenir à l'essence de la bestiole de l'espace.
C'est donc de nouveau un monstre badass, qui aime le combat, la traque et la mise à mort. Il retrouve ses instincts de chasseur et n'a aucune pitié pour ses proies. Cela nous donne de jolies scènes gore comme celle où le monstre arrache une tête depuis la colonne vertébrale.
Vous savez quoi? Cela fait plaisir. Rodriguez et son réalisateur Nimrod Antal (Motel) retrouvent la primitivité du personnage et l'ambiance poisseuse des débuts. Cette fois ci, la jungle est celle d'une autre planète où les Predators viennent s'entraîner.
Une tripotée de mercenaires se retrouvent coincés sur la planète et s'attendent au pire. Le film mélange donc Les 12 salopards avec la série Lost. C'est amusant mais les personnages sont trop fonctionnels pour qu'on s'y attache. C'est la grande différence avec les premiers films.
Le second degré ne fonctionne jamais. Les personnages n'ont qu'une fonction de candidats de télé-réalité: voués à être éliminer. Même le héros finit par nous lasser avec ses phrases définitives tandis que les twists sont mal amenés comme l'arrivée ennuyeuse de Lawrence Fishburne (on est vengé par un Predator bien vénére) et l'énigme autour du docteur (épatant Topher Grace).
Le scénario est rouillé. La mécanique est trop lourde et malgré des scènes d'action réussies (super duel dans un champ), ce Predators se traine sans grande surprise, reprenant les idées du début sans les transcender. Mais ne nous plaignons pas: de nouveau, le rasta de l'espace a retrouvé le goût du travail bien fait!