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Jeudi 24 Mai 2012Musique

 Percy

Percy

The KINKS

(Pye - 1971)

Et ta critique ?




Ce dernier album des Kinks pour le label Pye n'est sans doute pas le meilleur, mais il contient tout de même quelques perles qui méritent le détour.

Dernier album des Kinks pour Pye, leur label historique, "Percy" est un petit peu plus qu’une simple bande originale d’un film aujourd’hui oublié. Certes, cette dernière "commande" aura sans doute permis aux Kinks d’en finir au plus vite avec un contrat qui les attachait à Pye, frileux label qui ne croyait pas aux albums du groupe de Ray Davies, percevant le génial songwriter comme une vulgaire usine à tubes.

Car mis à part "Muswell hillbilies" sorti la même année, "Percy" est le dernier album des Kinks à contenir avec God’s children, The way love used to be, Moments et Dreams quatre grandes chansons de Ray Davies, toutes empreintes d’une douce mélancolie qui n’est pas sans évoquer les Belle & Sebastian.

Certes, derrière ces quatre joyaux, les plages de remplissage foisonnent. Pas moins de cinq instrumentaux parfaitement dispensables polluent l’écoute entière de l’album. Plus amusant, mais tout aussi anecdotique, on peut mentionner la présence d’un étonnant pastiche façon Elvis/Cash (Willesden green).

Et malgré leurs qualités, ce ne sont pas les versions alternatives de trois des quatre morceaux mentionnés plus haut, proposées en bonus, qui peuvent motiver l’achat de cette bande originale. Ce qui pousse réellement à posséder "Percy" est cette envie farouche, une fois la collection des enregistrements des Kinks pratiquement achevée, de retrouver la même sensation de plaisir intense que procurent des titres comme Two sisters, Phenomenal cat ou People takes pictures of each other.

Un bonheur partiellement retrouvé ici et pour l’avant dernière fois sans doute.



Guillaume Lebouis

© Etat-critique.com - 10/05/2009