Un grand merci!!! Le spectacle était extraordinaire et les places excellentes! Un grand moment...
Fidèlement
Blaise
Le 26/01/2012
Bonjour Seb,
Je tiens à te remercier, et à remercier État Critique (j'ai pu remercier
de vive voix Roland Caduf sur place).
Nous avons passé une soirée surprenante: L'improbable alliance du classique (et enthousiaste Prague Bohême Symphony Orchestra) avec quelques standards du rocks, les
virtuosités de Steve Lukather, généreux avec le public et à chaque solo économe de ses prouesses pour ne pas lasser par de trop longues digressions!!
Chris Thompson a fait lui aussi le show, réveillant un public clairsemé, mais qui en définitive a donné à ce Zenith un air de veillée de vieux potes réunis pour une soirée plein de chaleur, de générosité (Ian Gillan, boitant d'une jambe plâtrée..) et de souvenirs
revisités par un combo étonnant de bois et d'electrons... et ça marche!
Nous avons pu découvrir admirer le botox de l'inconnue ( pour moi sinistre inculte du rock fm texan) Robin Beck, dont il faut bien avouer qu'elle a une voix... Jimi Jamison, qui n'est pas la tasse de thé de mes oreilles pétries de brit rock, a au moins ravi nos compagnes...
Bravo à eux et merci à Etat Critique!!!
Et ta critique ?
40 lecteurs, dont votre serviteur, invités à un concert mystérieux au Zénith de Paris. Et une superbe surprise à la clé !
Une affiche en forme de retour de vieilles gloires du rock (elles mêmes sur le retour ?) autour d’un orchestre symphonique. On y va par curiosité, en espérant le meilleur sans toutefois ne pas craindre le pire. D’autant que les vidéos à disposition sur YouToub', consultées en amont, ne sont pas particulièrement rassurantes dans le style « la maison de retraite s’amuse ».
Un soir de pluie porte de Pantin, donc. Ambiance très calme, sans bousculade autour du gris chapiteau surmonté du petit avion rouge. Visiblement, la salle ne sera pas pleine à ras bord et du coup on peut siroter détendu et peinard sa Heineken dans le hall en attendant les potes.
Bien installés, juste en face d’une scène prête à accueillir une quarantaine de musiciens classiques, surmontée d’une batterie enfermée dans du plexiglas et entourée d’une collection d’amplis de belle taille, pieds de micros partout et carré de claviers Roland. Le décor est posé.
A l’heure quasiment dite, arrivée des jeunes praguois et praguoises du Bohemian Symphony Orchestra pour un tout à fait classique extrait de Carmen de Bizet, sous la baguette de Bernard Fabuljan. Le son est vraiment excellent. C’est marrant d’entendre ça en plein Zénith.
Puis, débarquent les chevelus du Mat Sinner Band, hardos allemands, pas manchots du manche, qui rapidement envoient le bois pour un Jump (bon Van et mauvais Halen) bien envoyé par un des excellents choristes (3 filles et 2 gars, qu’on peut qualifier de sacrées pointures).
Il est temps d’accueillir le premier survivant du soir, Mr Jimi Jamison, lunettes noires et gonflette notoire, qui enchaîne quelques tubes tonitruants, au sommets desquels les imparables Burning heart et Eye of the Tiger de son ancien groupe Survivor.
Le son et les éclairages sont magnifiques et on se laisse prendre au jeu de cette étonnante harmonie d’orchestre, de choeurs et de gros son bien lourd.
C’est annoncé : l’ambiance sera sympa, le spectacle de qualité et la soirée réussie.
Ensuite, la petite Robin Beck, pleine d’énergie, à la voix amplifiée par une impressionnante cage thoracique, balance avec talent et savoir faire à l’américaine, quelques hymnes de son répertoire (dont le fameux First Time, remember la pub Coca Cola en 1988).
C’est pareil, ce répertoire n’est habituellement pas notre tasse de thé, mais ça le fait carrément avec l’orchestre et le groupe. Ne pas bouder son petit plaisir. Et surtout ne pas en avoir honte.
Et c’est là, qu’annoncé par une intro de cornemuse débarque le neo-zélanglais Chris Thompson, ex-Manfred Mann’s Earth Band. En pleine forme, sautillant, il finit de mettre le feu à la salle, qu’il fait se lever, chanter, rigoler… autour d’un répertoire plus brit’rock qu’amerloque. Un sacré numéro que ce Chris là et sa voix pleine de graviers. Il joue avec l’orchestre, charrie le chef… Super sympa. Et généreux en diable.
C’est ça en fait. Elles ne sont pas là simplement pour cachetonner nos vieilles gloires. Elles s’amusent, prennent du plaisir, à fond. Et c’est ça qui fait que ça marche.
Entracte.
Et ça repart. A nouveau une introduction classique orchestrale de belle facture et puis l’arrivée du guitariste aux doigts d’or, Steve Lukather, alias la tête à Toto. Sauf que sa prestation c’est pas zéro plus zéro, mais plutôt vingt sur vingt. Les standards Africa et Rosanna sonnent parfaitement et une reprise intéressante de While my guitar gently weeps des Beatles vient parachever le set, débordant de virtuosités grattistiques, avec un son d’une netteté saisissante, pour le plus grand plaisir des amateurs du genre.
La scène se drape de mauve profond à présent, pour accueillir Ian Gillan au son d’un irrésistible Highway Star. Habillé d’un simple jean et d’un T-Shirt délavé, l’homme a ratiboisé sa tignasse légendaire et traîne une patte cassée récemment (au ski si j’ai bien compris). C’est pas grave. La voix suraigüe toujours à la limite de l’extinction, il assure avec humour et sourire, en surfant sur les standards de Deep Purple, dont un excellent Hush, relique de 1968 qui fait toujours autant d’effet.
Bye Bye. Rappel.
Et revoilà toute la clique qui revient sur scène pour l’incontournable Smoke on the Water et son riff de folie assuré par Toto-man. Chacun un couplet. L’orchestre a largué vestes et cravates, joue debout, les guitares hurlent, les choristes se déchainent …
Un final en forme de pandémonium magnifique pour clore une soirée inattendue de plaisir musical tout court.
Recommandé si ça passe près de chez vous !
PS : et merci à Ghislaine de Richard Walter Production qui a offert les places à nos bienheureux gagnants.
(Roland Caduf)
Avez vous déjà vu un orchestre symphonique où les violonistes étaient en mini jupes et battaient la mesure avec leur archet en l’air ? Avez-vous déjà vu un chanteur de rock saluer à la fin du concert musiciens et chef d’orchestre ? C’est le concert Rock Meets Classic qui me l’a fait expérimenter et je m’en souviendrai !!
Concilier ce que bien des puristes considéreraient inconciliables…
Marier des mélomanes qui vivent souvent dans des mondes séparés…
Créer la rencontre de géants du rock pour une soirée d’exceptionnelle nostalgie…
Pour cette troisième édition de Rock Meets Classic, des légendes de la musique rock étaient réunies sur scène : Ian Gillan, chanteur de Deep Purple, Steve Lukather, chanteur guitariste de Toto, Jimi Jamison, chanteur de Survivor et Chris Thompson d’Earthband Manfred Mann.
Côté classique l’orchestre symphonique de Prague partageait le plateau avec guitares électriques et batterie !
Qui l’eut cru de voir jouer ensemble : violoncelles, contrebasses, percussions et batteries !
C’est ce cocktail détonnant qui fera lever un Zénith au départ bien assis ! Il faut dire que de 7 à 77 ans le public était varié : des fans de la première heure de Deep purple, aux habitués de Pleyel, des grunges aux BCBG, des tout vêtus de noir aux filles qui partageaient ce moment d’amour de la musique avec leur père. Seule nuance : alors qu’on imaginait à Woodstock les rockeurs aux cheveux longs, mal peignés et gras… là il faut reconnaitre, que la démocratisation du shampoing aidant, les rock stars jouaient avec leurs cheveux et auraient pu faire la pub aux grandes marques cosmétiques !!
Ils ont joué pour nous les plus grands succès de l'histoire du Rock, certains des répertoires originaux des interprètes, d’autres empruntés pour notre plus grand bonheur. Pour n’en retenir que quelques uns: While my guitar gently weeps, Africa, Rosanna, Eyes of the tiger, I’ll be over you, Hold the line ont été source de pure émotion!
Rock Meets Classic a transformé les Greatest Hits de l'histoire du rock en véritables symphonies classiques grâce à l’immense talent de Bernard Fabuljan, chef d’orchestre allemand ayant réalisé les arrangements musicaux pour adapter les partitions rock à chaque instrument de l’orchestre. Prouesse !
Les rock stars ont alors fait un pas avec un grand respect et une admiration perceptible pour les musiciens de l’orchestre et le miracle s'est produit : le classique a charmé le rock, le rock a charmé le classique et on a savouré: les rythmes du rock 'n roll furent sublimés par la puissance symphonique de la musique classique.
Sans trahison ni déshonneur, la rencontre les a nourris l’un l’autre et a créé une passerelle artistique qui nous a enchantés .