Hostel en bikini, voilà un bon moyen de résumer ce Paradise Lost au titre anglais beaucoup plus rigolo, Turistas ! Le film n’est pas une bouse mais il ne sent pas non plus la rose !
Depuis le début de l’été, les télévisions diffusent un spot publicitaire contre l’abus d’alcool, spécialement chez les jeunes. Au début, on voit des jeunes souriants se draguant au bord d’une plage paradisiaque.
Puis les choses se gâtent. Ca vomit. Ca se bastonne. Ca veut abuser des jolies filles et le cadre idyllique finit en vieux rade de pirates libidineux. Le film de John Stockwell est fait de la même manière.
Tout va bien au début. Des américaines ravissantes (dont l’intrigante Melissa George) découvrent le charme du Brésil. Elles sont accompagnées par un bellâtre sérieux (Josh Duhamel de la série Las Vegas) et rencontres des travellers super cools et des locaux muchos sensuels !
En attendant un bus dans un endroit isolé, ils participent à une fête très chaleur sur une plage perdue. Mais le lendemain de fête se révèle difficile : ils se sont faits piquer toutes leurs affaires.
Ce qu’ils ne savent pas c’est qu’un docteur un peu facho, va tenter de dérober aussi leurs organes vitaux… Là encore, la preuve est faite que l’alcool est néfaste pour la santé !
La population n’est pas si exotique qu’on l’imagine. L’arrière décor cache de lourds secrets et une violence insoupçonnable. Nos gravures de mode vont en faire la terrible expérience et John Stockwell, réalisateur de films aquatiques (Blue crush, Bleu d’enfer) refait Hostel avec un arrière goût de mojito.
Cette vision flippée du tourisme amuse. Pour un Américain, le mal est partout et il faut vraiment se méfier des inconnus. Rétrograde, le film reste néanmoins un divertissement honnête, qui joue avec les images d’epinal et ne se prive pas d’une ambiance oppressante pour maltraiter aussi le spectateur. Si vous n’avez de vacances, ce film vous fera croire que vous avez beaucoup de chance !
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 13/08/2008