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Jeudi 24 Mai 2012Cinéma

 Panic

Panic

Henry BROMELL

Avec Neve Campbell, William H.Macy, Donald Sutherland et David Dorfman - 2001

Et ta critique ?




Il y a dix ans, un petit polar offrait une bonne séance de psy. Et ce n'était pas Mafia Blues!


Un psy et un voyou, voilà une association à la mode durant l'année 2001. Billy Crystal et Robert De Niro en faisaient des tonnes dans la comédie Mafia Blues. Dans Panic, c'est beaucoup plus sérieux. Plus réaliste!

Parce que son père lui a toujours demandé d'être discret sur son métier d'assassin, Alex fait semblant de mener une vie banale avec sa femme et son fiston de 6 ans. Ce dernier remarque son papa ne va pas très bien. Alex étouffe et décide de tout avouer... à un psy!

C'est à partir de là que les ennuis commencent pour Alex. Lors de ses visites sur le canapé, il rencontre Sarah, jeune femme pleine de vie malgré ses tourments. Sa liberté donne de l'espoir à Alex, qui veut mettre fin à ses mensonges. Bien entendu, ce ne sera pas du gout du papa d'Alex, très fier et rude.

C'est un peu Les Tontons Freudiens! Ca débute sur le ton de la rigolade. Alex, tueur aux allures de Droopy, fait sourire avec ses états d'âme et son papa, omniprésent et protecteur. Puis doucement, cela se corse. William H.Macy et Donald Sutherland ne sont pas un duo et interprètent une sauvage confrontation.

On regarde les hommes tomber et on voit surtout ressortir un enfant, Sammy, le fils d'Alex. Il questionne et répond: il dialogue avec son père. Il fait ce qu'Alex n'a jamais pu faire avec un père cynique et castrateur. L'enfance est le sujet et l'enjeu du polar aussi redoutable que le constat d'American Beauty...

Fait de flashbacks, le film peut paraître un peu nonchalant ou désordonné mais on ressent le malaise et on apprécie la lecture psy de ce gros cliché de cinéma: la figure du tueur.

Le film est sortit en toute confidentialité en été 2001. On l'a un peu oublié. Pourtant toute personne qui voit ce film sera réconcilié avec les enfants dans le cinéma américain. Ici, ce n'est pas un petit cabotin insupportable. Aux hommes, sa candeur est aussi insupportable qu'aux spectateurs, elle transcende tous les stéréotypes du cinéma américain.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 16/12/2011