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Jeudi 24 Mai 2012Cinéma

 Pandorum

Pandorum

Christian ALVART

Avec Dennis Quaid, Ben Foster, Cam Gigandet et Antje Traue - SND - 30 septembre 2009 - 1h45

Et ta critique ?




Encore un film avec des monstres cachés dans des couloirs d'ennui? Pandorum surprend: voilà une série B modeste et enlevée.


Depuis Alien de Ridley Scott, on ne compte plus les voyages stellaires parasités par des grosses bêtes gluantes et carnivores. On connaît trop bien ces longs couloirs métalliques où se cache la bête. On sait bien que l'équipage va se faire croquer et rapidement on devine qui sera le survivant ultime.

Pandorum ressemble beaucoup à cela: deux types se réveillent dans un vaisseau spatial, dernière chance de repeupler une planète semblable à la Terre.

Rapidement ils découvrent que tout l'équipage a disparu et pourtant, ils ne sont pas seuls: en gros les monstres de The descent se la joue moyen-âgeuse dans l'espace . Le jeu du chat et de la souris peut donc commencer.

Le réalisateur ne s'attarde pas sur ses personnages et se lance rapidement dans une course poursuite rondement mené à l'intérieur de l'engin gigantesque.

Il fait confiance aux acteurs. Dennis Quaid continue d'être parfait même s'il joue dans des films indignes de son talent. Ben Foster, acteur que l'on a vu grandir depuis Liberty Heights, a vraiment une gueule de cinéma pour un jeune comédien d'Hollywood. Pour les faire courir, le réalisateur a inventé des créatures cousines des Ghosts of Mars de Carpenter. En gros à l'intérieur du vaisseau high tech, c'est la barbarie qui règne.

Le décalage est amusant et le film a tendance à surprendre. On sursaute même. Les scènes d'action sont complètement loupés (attention aux épileptiques) mais l'intérêt se trouve ailleurs.

Lorsqu'ils reprennent leur souffle, le réalisateur profite des zones d'ombre et fabrique un véritable univers déliquescent qui rappelle les bricolages de Caro et Jeunet (c'est rare dans la SF la dynamo pour faire marcher un tableau de bord). Version light bien entendu!

Le vaisseau enferme les personnages dans de grands décors glauques faits de tuyaux oppressants et de trous inquiétants. On devine la débrouille pour ce budget modeste et cela rend l'ensemble assez plaisant.

Le secret des monstres tourne autour de l'évolution. On est ravi de régresser avec cette petite série B sans prétention.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 14/10/2009