Ca en a l'odeur, ça en a le goût mais non ... Interpol n'est pas un groupe anglais.
S'inspirant pourtant directement des pionniers en la matière : Joy Division. Nos New-Yorkais, qui avaient déjà largement marqué les esprits avec leur album déjà culte Antics, remettent le couvert avec leur rock "post New Wave" immédiatement reconnaissable.
C'est cette singularité, toujours intacte après deux albums et un EP qui fait le charme de la formation. Reconnaissable entre mille, la voix de Paul Banks porteuse d'une exceptionnelle émotionnalité est transcendée par les riffs de guitare hypnotisant et sans fioritures dans la pure tradition (post) new wave. Difficile alors de ne pas penser à Joy Division.
Pioneer to the Falls, pièce maîtresse, traduit à la perfection cette alchimie des instruments et de la voix à travers une musicalité à fleur de peau.
Cette mélancolie palpable sur l'ensemble de l'album sait aussi se faire plus discrète avec le plus rock Who do you think. On pense alors plus volontiers à leur précèdent album.
Au final, Interpol nous livre un album peut-être moins accessible que Antics mais doté d'un spectre émotionnel plus travaillé.
La reverb comme la basse particulièrement présente donne une dimension presque théâtrale à l'ensemble, on frissonne d'émotion.
Et en ces temps d'hiver... qui ne serait pas contre un peu de mélancolie ?