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Dimanche 05 Février 2012Art-scène

 Orphée

Orphée

José MONTALVO et Dominique HERVIEU

du 19 mai au 19 juin 2010 Théâtre de Chaillot - Paris 1h15 TP: 27,50€ / TR: 21€

Les commentaires

Fabienne

Le 18/06/2010

Bonjour,

Pour ma part, je n'ai même pas eu besoin de ressentir ce déjà vu pour avoir été déçue par Orphée. Pourtant, j'étais vraiment partie dans de très bonnes dispositions : hâte de découvrir le travail de Montelvo et Hervieux, curieuse de voir le myhthe d'Orphée revisité (ce qui peut donner de très belles surprises, comme le film Orfeu Negro).. Mais quelle déception ! Le mythe d'Orphée est baclé, chaque danseur (ils sont époustouflants, c'est vrai) démontrant son savoir faire sans aucune cohérence. Et je ne parle pas des images de fond...quelle kitscherie ! :petits poussins qui sortent de leur oeuf sous le regard surpris d'un petit singe, chevaux assis sur des bancs, photos en noir et blanc d'un Paris de carte postale ...et j'en passe ...

Fabienne

Et ta critique ?




 

Jusqu’au 19 juin, José Montalvo et Dominique Hervieu proposent aux spectateurs réjouis (et conquis d’avance) leur dernière création. Réjouissante malgré quelques réticences.

 

 

 

J’ai découvert l’univers si particulier de Montalvo et Hervieu en 1997, lors de leur première création, « Paradis », qui a connu à l’époque un véritable succès. Métissage, mélange des genres, des âges, des styles, utilisation de la vidéo, montages, couleurs : tout y était. Cela m’a ravie, c’était si différent des spectacles habituels que proposaient les chorégraphes, classiques ou plus orignaux.

 

Par la suite, j’ai suivi de loin la carrière des deux chorégraphes, entendu parler de leur travail mais n’ai plus rien revu.

 

Alors, « Orphée » ? Hé bien, j'ai presque envie de dire : on prend les mêmes et on recommence. Les mêmes principes, les mêmes idées, et parfois les mêmes danseurs ou presque. Il ya toujours un petit chien blanc qui apparaît en vidéo derrière les danseurs, de temps à autre. La grand-mère de « Paradis » a été remplacée par les danseurs, en un effet de dédoublement assez amusant.

 

Les mélanges de genre sont toujours là, du hip-hop au classique en passant par le jazz. Chanteurs lyriques et cirque sont aussi de la partie.

 

Deux jeunes hommes sont particulièrement surprenants, comme un écho l’un à l’autre. Le jeune unijambiste algérien, danseur de hip-hop assez époustouflant, est l’un des deux talentueux éléments de ce binôme, complété par un échassier incroyable du Théâtre du Soleil.

 

L’un comme l’autre proposent des performances épatantes, tout comme leurs copains. Je dis « copains » parce que tout ça a un côté primesautier, joyeux, une ambiance de dortoir ou de pensionnat, une légèreté agréable mais qui sonne parfois un peu creux.

 

Le mythe d’Orphée, c’est quand même autre chose, non ? Enfin, un peu plus profond, plus sérieux que ça. Tout simplement.

 

Décidément, certains chorégraphes (comme Anna-Teresa de Keersmaker, il y a quelques mois), passionnants il y a quelques années, ne savent pas assez se renouveler. Dommage…

 

Mais le public, qui a demandé plus d’une dizaine de rappels, semble s’en moquer…



Retrouvez une 2ème chronique: ICI.

 


Marie Léon

© Etat-critique.com - 14/06/2010