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Vendredi 25 Mai 2012Musique

 Once

Once

Glen HANSARD et Marketa IRGLOVA

(Columbia - 2007)

Et ta critique ?




Jolies ritournelles en provenance d'Irlande. Avant le crash financier du pays, les malheurs nourrissaient déjà de belles ballades populaires comme savent les faire les Irlandais.


"Once" c'est d'abord un film au succès inattendu. Réalisé avec un budget de soulographes au pub, ce petit film sur deux solitudes qui vont se tirer vers le haut en réalisant un disque, a beaucoup plu au public du Monde entier.

Sensible, le film profite surtout de deux personnages, musiciens spectaculaires et très touchants. Lui, est un grand dadais, romantique et bordélique. Elle, est une immigrante courageuse et prude. Ils sont tous les deux des artistes doués et leur rencontre nous offre de formidables ballades.

Remarqué dans les Commitments d'Alan Parker, Glen Hansard ne semble pas trop jouer un rôle: il est un guitariste qui survit avec sa musique. Il y met ses rêves et ses déroutes. Ses chansons sont son unique attache au Monde. Le film capte cette urgence et cette vitalité.

En bon Irlandais, sa musique décrit les misères avec un entrain communicatif, comme un défi à la rude existence. L'Irlandais est connu pour être combattif et ne jamais manquer d'humour. Sa camarade, est plus douce mais ne manque pas de talent d'écriture.

Leurs chansons sont donc une réponse commune au destin pas toujours sympa. Avec un violon, une guitare et une volonté farouche, le duo compose des chansons expressives et remplies d'une sève typiquement gaélique.

C'est un rock folk qui baigne dans les traditions sans jamais être vieillot. Souvent en acoustique, tout se base sur une théâtralité exaltée des textes et la dizaine de titres nous promène dans cette inspiration qui fait la fierté irlandaise.

Lyriques, les titres sont entêtants et souvent désarmants. Peut être que Hansard et Irglova en font trop sur certains passages enfiévrés mais leur musicalité réveille notre tendresse. Et le charme irlandais opère.

Comme d'une bonne Guinness, on en reprendrait bien jusqu'à l'ivresse !




Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 25/03/2011