On ne change pas une équipe qui gagne. George Clooney et ses camarades super bien sapés reviennent prendre la pose pour un épisode tout aussi dispensable que divertissant. Le produit idéal pour la fête du cinéma !
George Clooney a la classe. Il est élégant avec un regard de velours et une démarche féline. A coté de lui, Brad Pitt fait plus sauvage mais sa plastique parfaite reste un spectacle savoureux. Matt Damon n’est pas mal non plus et il découvre dans ce nouvel épisode d’Ocean’s numéro, un sex appeal que son personnage ne soupçonnait pas.
Le reste du casting ne manque pas de classe. Don Cheadle joue le mécano avec une verve réjouissante. Carl Reiner et Elliot Gould sont des grands pères facétieux. Bernie Mac fait le clown. Andy Garcia possède toujours un magnifique sourire. Al Pacino et Ellen Barkin complètent la galerie pour faire oublier Julia Roberts. Les seconds rôles sont impeccables. Ocean’s 13 offre une belle occasion de profiter des stars les plus éblouissantes d’Hollywood.
D’ailleurs Steven Soderbergh, après avoir raté le second volet, retrouve quelques vertus du premier braquage. Danny Ocean et ses truands d’amis sont revenus à Las Vegas. Parce que l’un d’eux est malmené par un odieux directeur de casino, ils décident de se venger et d’emprunter quelques millions de dollars au passage avec un plan compliqué mais efficace.
Le piège est donc complexe et Danny Ocean aime les stratagèmes alambiqués. Le spectateur est complètement largué dans un scénario qui ressemble beaucoup à une esbroufe. Les auteurs se sont creusés les méninges pour justifier le retour de la bande la plus cool de Vegas.
L’ambition se limite alors à un divertissement plutôt creux mais Soderbergh a le mérite de bien emballer le produit. Moins lourdingue que le précédent Ocean, le film est assez ludique par sa mise en scène outrancière et un montage acrobatique.
La répétition du concept passe plutôt bien même si l’exercice de style a peu d’intérêt puisqu’il fut déjà fait par deux fois. Le réalisateur de Traffic semble se rendre compte des limites et s’amuse avec son jouet clinquant et finalement plaisant. C’est une commande à la gloire de ses stars, ravis de faire les voleurs mannequins. On y va pour eux. Ils semblent bien s’amuser. L’ambiance récréative se répand pour ceux qui se laisseront faire. Cette suite est clairement un coup de bluff mais ce n’est pas vraiment une surprise !
Danny Ocean
© Etat-critique.com - 24/06/2007