Numéro neuf mais pas vraiment de nouveautés dans ce film d’animation étrangement fade.
A la production on trouve le réalisateur russe du blockbuster Wanted (il a un nom russe impossible à écrire sans faute) et une valeur sûre du cinéma américain, le passionnant Tim Burton.
Voilà donc un beau parrainage pour un film d’animation. Burton a largement fait ses preuves avec son chef d’œuvre (réalisé certes par Henry Selick), L’étrange Noël de monsieur Jack. Emotions et originalité pourraient être de belles promesses pour ce premier long métrage de Shane Acker.
Pourtant le début fait rapidement déchanter. Ca sent rapidement le court métrage étiré lourdement (ce qui est le cas). Le scénario tient en une trame toute simple : des êtres synthétiques affrontent le monde des machines, victorieuses de la guerre contre les hommes.
Numéro 9 est le petit dernier de ses rebelles en chiffons et il détient la clef pour détruire les monstres d’acier. Les huit autres avant lui doutent de ses capacités et de sa volonté.
Au bout d’une heure dix, il aura fait le boulot et nous aura entraîné dans un monde apocalyptique et ennuyeux. Les petits personnages sont expressifs mais peu de sentiments se dégagent de cette lutte standardisée par un scénario poussiéreux comme le décor de fin du Monde.
La magie de l’animation n’opère jamais. Le film ressemble plus à une animatique de jeu vidéo qu’à un ambitieux projet de cinéma. On devine ce qui a plu aux prestigieux producteurs. On constate surtout des lacunes d’écriture et on s’enfonce dans un pauvre scénario sans grande ambition.
Face à Là-haut, Numéro ne pèse vraiment pas lourd et surtout ne s’autorise jamais un brin d’humanité et de fantaisie. C’est rare mais l’ami Tim Burton n’a pas tiré le bon numéro !