Bientôt vingt-cinq ans que ça dure.
Bientôt un quart de siècle que Jean-Marie Gourio s’esquinte la santé, attablé du matin au soir dans les bistros de nos quartiers, de nos villes et de nos villages. Et tout ça pour quoi ? Pour recueillir inlassablement l’expression populaire des grandes (et petites) préoccupations de notre époque.
Bientôt vingt-cinq ans que ça dure. Bientôt un quart de siècle que Jean-Marie Gourio s’esquinte la santé, attablé du matin au soir dans les bistros de nos quartiers, de nos villes et de nos villages. Et tout ça pour quoi ? Pour recueillir inlassablement l’expression populaire des grandes (et petites) préoccupations de notre époque.
D’abord éditées en livraisons annuelles, puis montées deux fois déjà sur scène sous l’égide de Jean-Michel Ribes, les (nouvelles) Brèves de comptoir sont de retour au Théâtre du Rond-Point pour une édition 2010 particulièrement riche et savoureuse.
Car au-delà de la simple restitution de ces moments de grâce
(souvent) alcoolisés, l’adaptation et la mise en scène inventives de Ribes parviennent à donner une belle et émouvante dimension humaine au petit manège de la vie populaire qui s’offre à nous.
A chaque jour de la semaine son décor et ses rituels. A chaque jour de la semaine ses hommes et ses femmes qui entrent ou sortent du boulot, qui traînent là leur ennui ou leur détresse, mais qui ont chacun des choses à dire, des questions pertinentes à poser, des réflexion à offrir à leurs contemporains.
Les sujets sont actuels (Obama, le réchauffement climatique, l’identité nationale…) ou éternels (la pluie, le beau temps, la vie comme elle va…), mais les acteurs excellent toujours à les interpréter avec la justesse que permet la spontanéité plutôt que l’outrance comique.
Aucun doute : le millésime 2010 du Château Ribes-Gourio est à classer dans les grandes années. Garçon, la même chose !
Jo Brumaire
© Etat-critique.com - 05/05/2010