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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 Nous sommes la nuit

Nous sommes la nuit

Dennis GANSEL

Avec karoline Herfurth, Anna Fischer, Jennifer Ulrich et Nina Hoss - Metropolitan Filmexport - 29 décembre 2010 - 1h45

Et ta critique ?




Des vampiresses qui aiment les filles… Voilà le délicieux programme de cette tentative allemande un peu maladroite !


L’idée est plaisante. Elle nous console de tout le mal que l’on fait au mythe du vampire depuis le très prude Twilight. Les vampires sont uniquement des femmes. Elles se sont débarrassées des hommes, trop cruels à leur goût. Elles vivent et s’aiment entre elles.

C’est donc une caste féminine qui squatte les nuits berlinoises à la recherche de proies faciles et bien arrosées. Jusqu’au jour où la prédatrice en chef tombe sous le charme d’une jeune délinquante. Son arrivée va entrainer la chute de la charmante meute…

Réalisateur du remarqué La Vague, Dennis Gansel se lance donc dans un pari difficile. L’horreur européenne est un genre maladroit où seuls les Espagnols excellent brillamment. On devine donc rapidement des défauts. Elles nous font bien rire nos copines de la nuit avec leurs looks de divas un peu stéréotypés : la rétro, la femme fatale et la geek.

C’est un peu trop Drôles de Dames avec des grandes canines. Et le réalisateur retient visiblement leur libido que l’on devine explosive. Heureusement il est plus à l’aise sur leur appétit qui donne lieu à quelques scènes de chasse plutôt réjouissantes dont une amusante scène d’ouverture en avion.

Le film ne prend pas trop de risques et c’est bien dommage. Car le potentiel est flagrant et l’histoire se limite à des amourettes impossibles et une enquête poussive pour mettre la main sur le quatuor affamé.

Même le fardeau de l’éternité et la faim sans fin font sourire. Seule, une scène où une vampire va voir son fils devenu vieux, donne lieu à une belle séquence pleine d’émotion. Quelques idées traversent le film mais ce n'est pas suffisant.

Autrement c’est un peu la cata. L’entreprise est courageuse mais pas téméraire. On regrette encore plus une version anglaise approximative (merveilleux doublage) qui finit de faire glisser le film vers le ratage. Nous sommes la nuit, certes. Mais nous sommes déçus !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 05/01/2011