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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 Not quite Hollywood

Not quite Hollywood

Mark HARTLEY

MK2 - 2008

Et ta critique ?




Mad Max est la partie immergée de l’iceberg. Nos cousins australiens, à force d’avoir la tête à l’envers, sont devenus  des cinéastes (dé)culottés. Un génial petit cours d’histoire du cinéma Bis.


Mad Max dans les années 80 a révélé le cinéma australien. Il est pourtant le plus digne représentant d’une période faste pour la série B du bout du Monde. Dans les années 70, la censure baisse sa garde et les esprits s’échauffent.

Des réalisateurs se mettent alors en tête de tout faire pour surprendre le spectateur en allant loin dans la violence, le sexe et les blagues les plus tartignolles. Le résultat est sans appel : les séries B australiennes sont affreuses, sales et méchantes. Donc elles sont irrésistibles.

Les cinéastes de l’époque sont devenus de vieux messieurs polis et ils prennent un malin plaisir à raconter leurs exploits devant la caméra de Mark Hartley. Ils se marrent à raconter les scandales explosifs face aux bonnes mœurs de l’époque.

Les images d’archives sont drôles et rendent compte d’une histoire récente d’un pays lointain. Juste pour l’exotisme et la culture général, le film est intéressant. Mais en plus, il dépeint une production ciné assez navrante mais très enthousiaste.

La liberté d’expression entraine la Ozploitation, un cinéma couillon, volontairement macho et complètement cinglé. Difficile de ne pas rigoler devant des bandes annonces pompeuses avec des acteurs charismatiques comme des kangourous défoncés à la bière.

La seule chose qui semble intéresser les metteurs en scène c’est le sang, les grosses bagnoles et les belles pépées. Le mélange est aussi subversif qu’il est réellement stupide. On pense à du Russ Meyer ou du Roger Corman des antipodes.

Les Australiens singent avec une énergie impressionnante les séries B d’Hollywood. Ils en font trop : ils finissent par créer leurs propres mythes. Ils sont tous répertoriés ici. Dense, le film est une merveilleuse comédie sur la liberté, les plaisirs honteux et quelques abrutis qui ne manquèrent pas d’idées. Une vraie leçon d’histoire comme on aimerait en voir plus souvent !


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 04/03/2011