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Vendredi 25 Mai 2012Musique

 Nobody's daughter

Nobody's daughter

. HOLE

(Def Jam Music - 2010)

Et ta critique ?




Entre la chirurgie esthétique et les cuites monumentales, l'épouse de Kurt Cobain n'intéressait plus grand monde. Elle rappelle qu'elle sait encore jouer de la guitare. C'est déjà ca !

Il ne reste plus grand chose du groupe initial. Eric Erlandson, co fondateur du groupe, n'a pas réussi à suivre l'électrique Courtney Love, trop connue pour ces excès. Lorsqu'on y pense, Amy Winehouse à coté, c'est Blanche Neige.

Le nom de Courtney Love réveille bien des souvenirs pour tout amateur de rock. Nirvana. Le Grunge. Une vie sacrément rock'n'roll et une tragédie comme seul peut l'écrire le rock pur et dur ! Et puis Hole, un groupe brut de décoffrage mené par une Love excitée et castagneuse.

Douze ans après "Celebrity Skin", Hole revient avec la blonde seule à la barre. Pour l'aider, elle retrouve son producteur, Billy Corgan des Smashing Pumpkins et surtout la chanteuse des 4Non Blondes, Linda Perry. Le quatrième disque va mettre du temps à paraître mais ils sont nombreux à bosser dessus.

Car Courtney Love a une vie plus que tulmutueuse et n'en finit pas de s'écraser dans une vie de people pathétique. On voudrait voir en elle une nouvelle Marianne Faithfull. Son image est plutôt celle d'une Elizabeth Taylor sous amphétamines.

C'est finalement la bonne nouvelle de cet album. A quarante cinq ans, la veuve la plus célèbre après Yoko Ono, aime encore gratter avec une énergie désespérée sur une guitare.

La voix est complètement voilée mais réserve de bonnes surprises. Ca gueule, grogne et hurle. Comme au bon vieux temps, Courtney Love jure comme une princesse déglinguée ou une roturière des bas fonds.

Ce nouvel album n'est pas la catastrophe redoutée. Les titres sont bien tendus. Les nombreuses personnes à la production retrouvent parfois la verve des premiers albums. On peut regretter de grosses baisses de tension. Imperméable aux modes, Courtney Love continue tout de même à tracer sa route du rock !

On se souvient de son charme abimé et de sa voix déchirée. Déesse de Kurt Cobain, elle reste un démon dans le monde léché de l'entertainment américain. Pour pondre un tel disque, avec autant d'efforts (5 ans tout de même), elle mérite mieux que l'indifférence.

Fille de personne peut être mais enfant du rock certainement.



Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 30/05/2010