RSS - Les dernières actualités RSS - Les dernières news Réalisé par Agence Web Conseil - Little Big Studio RETOUR A L'ACCUEIL - QUI SOMMES NOUS - RECRUTEMENT - CONTACT

Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 No direction home

No direction home

Martin SCORSESE

Paramount - 2005

Et ta critique ?




Scorsese est un passionné de rock: face à la légende Dylan, il a une fois de plus assuré!


No direction home appartient à une série de documentaires intitulée "American Masters" qui a pour objet d’éclairer la démarche artistique d’artistes majeurs américains. La réalisation signée Martin Scorsese, fait se croiser archives et interviews récentes de Bob Dylan ainsi que de témoins de cette époque tels que Joan Baez ou Allen Ginsberg.

Ce documentaire, qui se concentre sur le début de la carrière de Bob Dylan, est un complément indispensable aux Chroniques Volume 1, son autobiographie riche et réussie.

La première partie de No direction home s'attarde sur les années d'apprentissage du jeune Dylan et ses premières influences musicales (Woody Guthrie en tête). On le retrouve ensuite confronté au foisonnement intellectuel, musical et politique du Greenwich Village avant que Bob Dylan émerge comme porte-parole de toute une génération au travers de chansons comme Blowin’in the wind.

La seconde partie nous montre comment Bob Dylan s'est efforcé d'échapper à son étiquette de "protest-singer". Cette évolution ayant des incidences notables, telle que l'électrification de sa musique. Le documentaire revient également sur la lassitude d'un artiste face à la pression médiatique et à l'incompréhension d'une partie de son public. En conclusion, le célèbre accident de moto subit par Bob Dylan est présenté comme une délivrance.

Côté archives, les films d'époque sont de toute beauté. Citons notamment les extraits d'émissions télévisées datant de 1963 et 1964 au cours desquelles Dylan interprète certains de ses grands classiques, les larges extraits du festival de Newport en 1963 (avec Joan Baez), ainsi que les splendides images de la tournée de 1966. Dans ces dernières, on perçoit nettement la réaction hostile d'une partie du public "folk" lorsque Dylan électrise son répertoire.

A l’image de l’Anthology des Beatles, le film est surtout descriptif : ainsi sont abordés l'importance du mouvement folk et de Dylan lui-même, le tout avec en toile de fond le contexte politique et social de l'époque. Côté interview, Bob Dylan fait preuve d’un humour dévastateur et glisse quelques phrases perspicaces qui éclairent sur sa démarche artistique.

Enfin, les bonus offrent la possibilité de pouvoir accéder directement à l'ensemble des passages chantés par Bob Dylan dans le film et en particulier à huit titres que l'ont peut apprécier dans leur intégralité.

Amateurs et néophytes seront comblés par cet excellent documentaire.


Guillaume Lebouis

© Etat-critique.com - 27/09/2011