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Vendredi 25 Mai 2012Cinéma

 Ni à vendre ni à louer

Ni à vendre ni à louer

Pascal RABATé

Avec Jacques Gamblin, Maria de Medeiros et François Damiens - Ad Vitam - 29 juin 2011 - 1h20

Et ta critique ?




Deuxième long métrage d'un Pascal Rabaté sous influence qui peine à conserver l'attention de ses spectateurs avec un film (sans doute délibérément) désuet et daté.


La meilleure école de cinéma ? La bande dessinée, bien sûr ! Après Joann Sfar et Riad Sattouf, c'est Pascal Rabaté qui abandonne les pinceaux pour la caméra et signe son deuxième long métrage.

Il avait adapté, l'année dernière, Les petits ruisseaux d'abord paru en album chez Futuropolis, et il revient cette année avec un film original qui n'a de comptes à rendre qu'à lui-même. Quoi que…

Quoi qu'en y regardant de plus près, il faudrait peut-être penser à rendre hommage à Jacques Tati au moment de clore le générique de fin. Film muet, essentiellement basé sur les mésaventures drolatiques de personnages en villégiature dans une station balnéaire peu fréquentée… Il y a, dans Ni à vendre, ni à louer, un air de Vacances de M. Hulot qui n'échappera à personne.

Le problème, c'est que presque soixante ans se sont écoulés depuis le tournage du chef d'oeuvre de Jacques Tati et qu'entre temps le monde a beaucoup changé, y compris dans sa représentation cinématographique. Car si Pascal Rabaté prend soin de rajeunir les protagonistes de ses petites saynètes en y introduisant quelques archétypes impensables chez Tati (un couple de punkettes lesbiennes ou un représentant sado-maso et sa cruelle maîtresse), il n'accélère pas le rythme d'un iota, étirant exagérément les pantomimes de ses acteurs, jusqu'à la somnolence quelquefois.

Le film est pourtant parsemé de nombreuses trouvailles narratives et/ou poétiques qui réchauffent le coeur et l'esprit, et sauvent d'un naufrage annoncé cette production d'un autre âge essentiellement destinée aux nostalgiques et aux curieux à la patience à toute épreuve.

 

 


Jo Brumaire

© Etat-critique.com - 04/07/2011