Avec Gena Rowlands, James Garner, Rachel McAdams et Ryan Gosling – Seven 7 – sortie le 8 septembre 2004 – 1H55
Et ta critique ?
Nanars, chefs d'oeuvre, séries B, curiosités... Etat Critique vous offre une rétro de la décennie écoulée tout en dvd! Cette semaine, on sort les mouchoirs et on pleure comme une collégienne devant Tokyo Hotel. La honte!
Soyons sérieux quelques instants : N’oublie jamais n’est pas un chef d’œuvre. Derrière tout grand amour se cache une grande histoire mais bien souvent un petit film.
N'oublie Jamais ressemble à cela. Pourtant le film de Nick Cassavetes se coince facilement dans le cerveau. Cette banale histoire d’amour impossible au milieu du 20e siècle n’est jamais gommée par le temps qui passe.
Pourquoi ? Nick Cassavetes n’est pas son père. John Cassavetes ne supportait pas les clichés : Nick les applique sagement de film en film. Il ne veut jamais surprendre et célèbre le cahier des charges d’un film hollywoodien. Ici : une fille riche aime un garçon pauvre malgré les conventions puis, plus tard, la maladie.
Est ce pour cela que ce film marque si bien la rétine ? C’est bien possible. Respectant sagement les conventions du genre, Cassavetes finit par les célébrer avec une certaine dignité.
A savoir un casting savant. On ne dira rien sur Gena Rowlands et James Garner, adorables vieux qui feraient pleurer un cadavre. Cependant Rachel McAdams et Ryan Gosling forme un couple assez inoubliable.
Peu connus à la sortie du film, les deux acteurs s’approprient avec charme des états d’âme que l’on a vu mille fois, de Love story aux immondes téléfilms de l’après midi à la télévision.
Leur jeunesse et leur malice permettent d’éviter le piège du ridicule. La frivolité de l’actrice cache une profondeur ambiguë. Le regard du second apporte une puissance inattendue à un personnage de héros mal aimé, malmené depuis des films et des films
La gosse de riche et le pauvre ambitieux vont se chercher pendant des années sans nous ennuyer. La mièvrerie redoutée s’efface devant ses deux comédiens beaux mais jamais lisses.
Le discours sur l’amour plus fort que la maladie est bien entendu grossier mais l’énergie de la jeunesse électrise bizarrement ce film romantique que l’on aurait dû détester. Amour d’été, passion contrariée, happy end sirupeux, tout y est. A notre grande surprise, ce n’est du tout déplaisant ! Amis fleur bleue, avec N’oublie jamais, nous nous avouons vaincu !