Avec Thomas Jane, Ron Perlman, Devon Aoki et Anna Walton - M6 Video - 2008
Et ta critique ?
Le petit nanar de la semaine : un film de science fiction aux effets foireux et au casting incroyable. La vie n’est pas facile non plus pour les comédiens. La crise les oblige au pire !
Ron Perlman, avec sa gueule incroyable, a tourné dans pas mal de mauvais films. Il a aussi tourné dans de bons films et même obtenu un rôle mythique : celui de Hellboy. Le Salvatore du Nom de la Rose est un comédien chevronné et il n’a jamais été au chômage.
Sa filmographie, c’est plus la quantité que la qualité mais c’est un acteur touchant et très compétent. Visiblement, il a oublié une taxe d’habitation à payer. Il signe donc pour Mutant Chronicles.
John Malkovich est plus déconcertant. Il a tourné avec les plus grands. Des stars ont tenté d’être dans sa peau. Hollywood aime ce type de l’Illinois. Pédant, il préfère la vieille Europe et ses vieilles traditions artistiques.
L’ambition artistique le pousse parfois dans des projets douteux. Aveuglé par la notion auteurisante des projets européens, il se retrouve dans des films tout pourris. Mais bon, ca rembourse le crédit de la maison sur le vieux continent. Il apparaît donc dans Mutant Chronicles.
Thomas Jane a lui aussi une carrière intrigante. Ses faux airs de Christophe Lambert font de lui un acteur plutôt risible en France. Pourtant il était épatant dans The mist, série B génial de Frank Darabont.
Compétent, il a déjà tourné dans quelques navets coûteux comme Dreamcatcher ou The punisher. Il a une famille à nourrir. Il faut bien travailler. Il a accepté de tourner dans Mutant Chronicles.
Ce trio de comédiens est donc enfermé dans l’enfer du film à la fausse bonne idée. Simon Hunter, réalisateur anglais, a voulu digitaliser tous les décors de son film. Cela donne deux ou trois plans vertigineux.
Ca ne sauve pas le film du grand n’importe quoi. En gros, dans le futur, les continents se font la guerre. Une bombe tombe sur une machine céleste qui construit des mutants qui veulent tuer tout le monde.
Un religieux réunit des militaires pour descendre dans la machine et la débrancher. En plus d’être assez moche à regarder, le film est une navrante variation des 12 salopards. Il n’y a pas grand chose à garder à part le casting.
Ambitieux, le film ne vaut pas une cinématique de jeu vidéo. Et encore, une cinématique ne dure que quelques minutes. Là, nos acteurs endettés récitent des dialogues ennuyeux qui permettent aux spectateurs de regarder les mauvais raccords avec les fonds verts.
Là, l’éternité s’impose ! Ca sent fort le film fauché et rafistolé. Les mutants ne sont pas très beaux. Un film mutant c’est encore plus laid !