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Lundi 06 Septembre 2010Art-scène

 Musée de Grenoble

Musée de Grenoble

Musée GRENOBLE

Collections permanentes du Musée de Grenoble

Les commentaires

Philippe

Le 09/03/2010

Merci Pierre, il n'y a que sur Etat-critique que les critiques parisiens font un écart culturel hors des pistes damées !!! Et quoi ? Des chefs-d'oeuvre méconnus + le meilleur de la production locale, le gratin du dauphinois... On y retourne !

Et ta critique ?




 

En période de vacances d'hiver, on vous conseille de rester un peu plus longtemps en gare de Grenoble. Le musée situé à coté est une merveille.

Grenoble en hiver, c'est rugueux. Dans la vallée, glisse un vent souvent froid et les bourrasques de neige tourbillonnent dans les rues bien froides de la ville.

Lorsqu'on doit attendre quelques heures pour une correspondance, il faut s'échapper au musée de la ville.Il faut suivre l'Isère pour arriver devant le batiment moderne où fut absorbée une vieille tour. L'entrée ne laisse rien deviner du choc.

Un petit ticket à cinq euros, et c'est parti pour une promenade éblouissante dans l'histoire de l'art. On passe rapidement sur l'art ancien et ses jolis vestiges pour vite se faufiler dans le labyrinthe que représente le premier étage. On glisse de salle en salle pour découvrir des oeuvres du XIIIe siècle qui nous mèneront dans les sous-sols du musée pour découvrir quelques vidéastes loufoques et les théories sur l'esthétique du déchet!

Sans rupture mais en zigzaguant de salles en salles on remonte le temps et on découvre des tableaux méconnus de maîtres. 1500 oeuvres se cachent dans ces murs. Les tableaux du XIXe siècle nous offrent du Courbet, du Pisarro, du Sisley ou du Renoir. Les pistes enneigées ne provoquent pas un tel plaisir. On attendait la vitesse, on se met au ralenti pour s'attarder dans les magnifiques salles du musée, spacieux et reposant. Même l'art local, l'école dauphinoise devient essentiel. Ces minutes inattendues de culture sont un bonheur surprenant. Et que dire des magnifiques oeuvres du XXe siècle? C'est tout simplement une superbe histoire de l'Art qui se planque en Isère. Se retrouver le cul sur un tire fesse, descendre les pistes à toute allure ou se gaver de fromage fondu, ne peuvent pas faire oublier cet endroit étonnant, apaisant et si hors du Monde. Une vraie cure de bonheur!


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 09/03/2010