La gare de Strasbourg vient d'être rénovée (d'une façon incroyable) pour accueillir le TGV ! Profitez-en pour visiter, entre autre, le musée d'Art Moderne !
Le musée d'Art Moderne de Strasbourg se décompose en deux parties : moderne et contemporaine (plus un bonus : une grande salle consacrée à Gustave Doré et à son magnifique "Christ quittant le prétoire").
Le rez-de-chaussée du musée est consacré à la partie Art Moderne. Les salles spacieuses, aux murs blancs immaculés et au sol fait d’un agréable plancher, abritent une jolie collection permanente qui vaut le détour.
L’accrochage est thématique : chaque salle présente des œuvres visuellement proches, issues de courants artistiques contemporains.
Outre les classiques Miro, Magritte, Nemours, Max Ernst, Picasso… et une belle série d’impressionnistes (Sisley, Monnet), on trouve une belle salle consacrée aux sculptures de l’artiste local Hans-Jean Arp. Ses marbres aux formes douces toute en rondeur sont reposantes (dommage toutefois que plusieurs pièces soient enfermées dans des châsses en verre).
Autre artiste locale à l’honneur : Gustave Doré (né en 1832 à Strasbourg). Les œuvres de cet artiste, et notamment le très impressionnant "Christ quittant le prétoire », aux dimensions incroyables, bénéficient d’une salle à part. On est impressionné par les aquarelles très belles et étonnamment fines (quelle beauté se dégage de ces ciels lourds aux rayons mystiques qui transpercent les nuages).
A l’étage, on peut admirer la vue sur la ville et sur la cathédrale. On peut aussi profiter dune belle collection d’œuvres actuelles. Ici les salles sont carrément immenses ! Les plafonds sont très hauts et le plancher a laissé place à un sol brut. On apprécie que les œuvres puissent s’exprimer « en grand » ! Par exemple, la « Rampe lumineuse » de Romain Pellas est d’autant plus bluffante qu’elle est particulièrement grande.
La taille des salles sied particulièrement aux œuvres de Buren (les célèbres lignes) ou de Claude Rutault (monochrome d’une couleur identique à celle du mur servant de support) dont la particularité est de jouer avec le support, d’être faites pour le (ou au moins d’être adaptées au) lieu d’exposition.
On apprécie également les cartons explicatifs qui proposent une lecture synthétique et compréhensible de l’œuvre de l’artiste, et plus particulièrement de celle que l’on a devant les yeux.
Thibault Dablemont
© Etat-critique.com - 25/03/2008