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Jeudi 24 Mai 2012Livre

 Moi dragon

Moi dragon

Juan GIMENEZ

La fin de la genère T.1 Le lombard – 2010 – 60 pages

Et ta critique ?




Un dragon, des armées, un château, une jolie princesse, pas de surprise dans cette lecture très attendue par les amateurs de fantastique sur papier glacé.


Juan Gimenez est un maître de la science fiction. Célèbre pour sa série La caste des méta barons, il revient aujourd’hui dans un autre genre beaucoup plus codé : l’heroic fantasy. Avec son dessin au pinceau, il semble rapidement à l’aise avec l’exercice.

En quelques planches, il nous promène dans les couloirs sombres d’un château millènaire. Une troupe y arrive pour fête l’anniversaire d’un roi vieillissant et bienveillant. L’une des troubadours est enceinte.

Cela a l’air de réveiller un vieux dragon, Madragon. Comme les ennuis ne viennent jamais seuls, l’armée de la revancharde Made Trofen marche vers le château avec des envies fort belliqueuses. L’amour naissant entre la fille du roi et le nouveau conseiller militaire semblera la seule bonne chose de cette nouvelle saga.

Car cette bédé met en place avec un grand savoir faire, les personnages qui devraient nourrir mille intrigues.  Une voix off nous aiguille entre tous les protagonistes et l’arrivée de plus en plus attendu du légendaire dragon qui va visiblement avoir son importance si on se maintient au titre de la saga.

Gimenez ne cherche pas s’échapper des sentiers battus. Le vieux roi a une belle barbe. Son fils est un crétin dangereux. Les femmes sont courageuses. Le château est massif . Le dragon souffle chaudement sur les hommes et la forêt cache des dangers.

Que du classique. Ce n’est pas désagréable mais on attend de voir la suite pour voir si Gimenez est aussi à l’aise avec l’heroïc fantasy que la science fiction.


Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 08/07/2010