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Jeudi 24 Mai 2012Art-scène

 Miroku

Miroku

Saburo TESHIGAWARA

du 07 au 10 octobre 2009 Théâtre National de Chaillot 1 place du Trocadéro 75116 Paris 18€ à 35€, Abonnement 15€ à 26€ Durée: 1h

Et ta critique ?




 

Miroku: une pièce lumineuse mais énigmatique.

 

 

Saburo Teshigawara conçoit chacune de ses pièces dans sa globalité, il est l’unique créateur des costumes, des lumières, du dispositif scénique et de la chorégraphie.

Travaillant plus particulièrement sur l’espace, il s’inscrit dans le courant artistique des œuvres in situ. C’est-à-dire que l’artiste sort de l’atelier afin de se mesurer à d’autres espaces. L’environnement devient alors une composante à part entière de l’œuvre, conçue en fonction d’un lieu particulier avec lequel elle entre en relation.

 

Dans son nouveau spectacle « Miroku », Saburo Teshigawara donne une place centrale à l’environnement. Il exploite la relation qui peut s’établir entre le corps en mouvement et celui-ci.

Le dispositif lumineux est tout aussi important dans la scénographie du spectacle. Le corps du danseur réagit aux changements de tempo, d’intensité et de couleur de la lumière. Le rythme de l’éclairage impulse le rythme de la pièce.

 

Le corps est l’élément qui unit tous ces éléments, il est tourné vers l’extérieur à la recherche d’un équilibre parmi tous ces changements.

D’ailleurs, le nom de la pièce renvoie au nom donné à la dernière réincarnation de Bouddha lorsque le monde aura atteint l’harmonie.

Toutefois, cette harmonie est décrite selon Saburo Teshigawara, comme instable et en constante transformation.

 

Cette pièce pleine de poésie invite le spectateur à entrer dans un monde où le corps est déplacé par des courants invisibles et tente de faire apparaitre des choses impossibles à voir.

Autant le dispositif scénique et le rythme de la pièce sont convainquant, autant la chorégraphie reste toutefois trop énigmatique.


Rebecca Bory

© Etat-critique.com - 14/10/2009