Avec Dany Boon, André Dussolier, Julie Ferrier et Jean Pierre Marielle - Warner Bros - 28 octobre 2009 - 1h40
Et ta critique ?
Jean Pierre Jeunet ouvre à nouveau sa brocante rétro moderne aux couleurs de l'automne. La visite est agréable mais on ne retient pas grand chose à la sortie.
Ca y est : Dany Boon a enfin trouvé un bon rôle. Jean Pierre Jeunet a enfin su maîtriser la matière comique de l’heureux propriétaire de Bienvenue chez les Ch’tis.
Dany Boon creusait sur la voie du bon gars français moyen à la Bourvil. Jeunet propose à la star de jouer avec son corps à la manière des grands du muet.
On pense donc très fort à Chaplin lorsque l’on découvre les péripéties de Basil, brave gars touché par une balle et qui décide de faire tomber, avec l’aide de joyeux glaneurs, deux marchands d’armes, responsables de tous ses malheurs.
Chez Jeunet, ce n’est pas l’histoire qui compte, ce sont les détails. Après un film historique, Un long dimanche de fiançailles, on est ravi de redécouvrir le Paris fantasmé du cinéaste.
Il y en aura toujours pour crier à une vision réactionnaire mais franchement, Jeunet est le seul à transcender les pigeons qui ont la diarhée et les crottes de chien par des images souvent superbes et des silhouettes étonnantes.
C’est naïf mais passionné. L’auteur de Delicatessen fait dans la récup’. Basil et les ostrogoths squattent une décharge où ils trouvent tout ce qu’il faut pour mettre à sac deux entreprises ultra cyniques.
Le message est gentillet presque enfantin. C’est le défaut du film. Les images sont belles mais ne suggèrent pas grand chose. Jeunet a attendu cinq ans pour une œuvre un peu trop clownesque. La satire est trop légère pour être accrocheuse.
Heureusement il y Dany Boon et un joli casting tout en sépia. Il y a les douces folies visuelles du réalisateur. Il y a le Jeunet singulier, qui a toujours su être à l’aise avec les images et un peu moins avec les scénarios. Son nouveau vide grenier reste une bonne récréation d’automne.