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Jeudi 24 Mai 2012Musique

 Même pas un quart d'heure de sexe

Même pas un quart d'heure de sexe

Le RéPARATEUR

(Laclack - 2010)

Et ta critique ?




17 chansons en 14 minutes : difficile de faire plus punk que ce rapide record ! Courte chronique alors !




Ca va très vite. La plus longue chanson dure une minute et 34 secondes. Cela peut durer aussi une quinzaine de secondes Le Réparateur joue si vite qu'en un quart d'heure, il réalise tout un album avec dix sept morceaux qui ont des choses à dire. A hurler même.

En bon groupe de punks, les musiciens du Réparateur gratouillent à fond la caisse pour fustiger la société dans laquelle ils évoluent. Le monde du travail est une vaste connerie. Les capotes c'est l'horreur. Les politiciens leur donnent la gerbe. Bien fait si tu sors avec une fille laide et moche. Le Réparateur souhaite la mort à tous et surtout il conseille de prendre beaucoup de drogues pour tout oublier.

Des vrais punks. Comme on en fait plus. Pas de compromis. Au point que les chansons s'exécutent fiévreusement. Ils ne respectent rien, même pas le vieux couplet et l'obligatoire refrain. Ici, avec un riff joué à cent à l'heure, Le réparateur crache sa haine, non sans humour !

Il propose un potentiel de 17 pogos en quelques minutes. Il enrage contre tout et n'importe quoi. Il tape sur tout le monde avec une vulgarité plutôt bienvenue. Il retrouve les vertus du punk avec un système très épuré, trop simple et finalement malin. Il casse tout et prend beaucoup plaisir.

Entre parodie électrique et vraie colère, le disque nous fait courir avec un désenchantement endiablé. L'humour est radical. La musique aussi. En même pas un quart d'heure, on a bien envie de se réécouter "Never minds the bollocks"... Pour prolonger un peu notre révolte !






Pierre Loosdregt

© Etat-critique.com - 04/02/2011