Le manichéisme expliqué aux enfants: voilà l'enjeu plutôt salutaire de ce dessin animé pourtant décevant.
Est on méchant par nature? Avons nous le choix entre le bien et le mal? Est ce que faire le bien donne du sens à l'existence? Megamind, nouveau dessin animé des studios Dreamworks (Madagascar et Kung Fu Panda) ressemblerait à un vrai sujet de philosophie.
Ce sont des questions que l'on se pose vraiment à la découverte de Metro Man, super héros agaçant et Megamind, vilain tout bleu qui passe son temps à comploter des plans diaboliques contre Metro city.
Un beau jour, Megamind réussit son coup. Il élimine Metro Man. Que fait on alors lorsqu'on a réalisé son rêve? Que devient le Mal absolu quand le bien n'est plus là?
Le pauvre Megamind est donc chamboulé. Il ne sait plus quoi faire. Il s'ennuie. Il rêve de séduire une courageuse journaliste. Il se met en tête lui même d'inventer un nouveau super héros volant...
Comme c'est un gaffeur, le film devient une grosse comédie qui parodie les clichés du genre. Ca fait mouche avec le personnage principal. En anglais, Will Ferrell est nettement plus impliqué que Kad Merad en français. Megamind est calqué sur le sens du décalage du héros de Very bad cops.
Autrement le scénario est d'une paresse assez scandaleuse. On s'ennuie rapidement dans cette guerre d'égos. Tout devient répétitif. Les destructions de la ville fatiguent. Quelques blagues sauvent la baraque mais on aurait aimé un peu plus de surprises et de rythme. Reste une intéressante introduction à la fameuse question du manichéisme, tic absolu de Hollywood!