Avec Lorenzo Lamas, Deborah Gibson, Sean Lawlorn et Vic Chao - 2009 - Dophin
Et ta critique ?
Audiard l'a bien dit: Les cons ca ose tout, c'est même à ca qu'on les reconnait.
En matière d'idiotie filmique, impossible de battre les producteurs de The Asylum, petite boite de production qui tente de surfer sur les gros succès avec des budgets fauchés.
Le jeu est simple. Vous dites: Des serpents dans l'avion; Asylum répond Des serpents dans le train. Vous dites Je suis une légende; Asylum répond I am Omega. Vous dites Transformers, ils répondent Transmorphers.
Vous comprenez le principe! Cela s'appelle un mockbuster. On en sait pas à quoi répond ce Mega Shark Vs Giant Octopus mais les gens d'Asylum veulent nous en mettre plein la vue: le film rentre automatiquement dans la catégorie Champion du Monde du Nanar hilarant, à voir avec des copains.
Après une recherche approfondie, il n'y a rien à sauver dans ce dvd finalement sublime et qui ose tout, sans aucun moyen, aucun talent et aucun acteur.
Si, on reconnaît Lorenzo Lamas, anciennne star de la série Le Rebelle qui n'a jamais aussi bien porté son nom de famille. Un parpaing pourrait mieux jouer que lui.
Il joue le méchant de service: le militaire qui veut forcément employer l'arme nucléaire pour dégommer les deux aberrations de la nature. Heureusement il y a trois scientifiques qui vont se promener dans un labo pendant tout le film pour essayer de trouver une autre solution.
Ils partagent le même décor que Lorenzo Lamas. Quand c'est le militaire, on met un éclairage vert et rouge pour montrer que c'est une base secrète. Quand ce sont les scientifiques, on met des pipettes et des tubes à essai avec des liquides de couleurs plus un minitel en guise d'ordinateur, c'est un laboratoire secret!
Le même décor servira aussi de sous marin, de plate forme pétrolière, d'avion... L'imagination est au pouvoir dans ce film!
Car nos deux monstres géants sont déchainés. Comme cette scène automatiquement culte où MegaShark attrape dans sa gueule un avion à plusieurs milliers de mètres d'altitude! Un peu plus tard, le requin va s'attaquer au pont de San Francisco.
C'est formidable mais comme le budget est serré jusqu'au moindre café, les effets spéciaux sont furtifs. Toutes les scènes sont expédiés à toute vitesse pour laisser la place aux "acteurs" chargés de faire le lien entre les méfaits des monstres. Jusqu'à un affrontement final où tous les effets numériques sont passés en avant, en arrière, au ralenti, en accéléré et même à l'envers.
A la fin du métrage, c'est notre tête qui est à l'envers. Rarement on aura vu un navet aussi mal foutu... Ha si, dès demain! Après Mega grosse dents contre super encrier, arrive déjà Mega Pirahna