Broadway s’invite à Paris ! la comédie musicale aux 30 millions de spectateurs fête l’été dans notre capitale. Résolument kitsch, Mama Mia est une grosse sucrerie délicieuse. Tartignolle mais pas indigeste.
Sophie va épouser Sky en Grèce, dans la taverne de sa maman, Donna. Cette dernière est une femme indépendante et farouche. Elle ne comprend pas que sa fille veuille se marier. Sophie aimerait aussi savoir qui est son père et invite sans prévenir personne, les trois hommes qui pourraient être son père !
Inspirée d’une comédie italienne avec Gina Lolobrigida, Mama Mia a tout de l’énorme comédie avec quiproquos et badinages. Sans aucune nuance, l’histoire tourne autour de personnages stéréotypés.
Mais comme nous sommes dans une comédie musicale, cela passe. On en demande plus même. Avec tout le savoir faire de Broadway, Mama Mia est un show qui ne fait pas dans la dentelle.
La façon d’introduire les chansons de Abba dans l’histoire se révèle nettement plus habile que prévu. Bien entendu, Waterloo est hors compétition mais les morceaux, interprétés avec emphase et énergie, sont bien employés et filent le frisson. Le spectacle de réhabiliter le fameux groupe suédois
Le fantasme de Broadway fonctionne à fond. Il faudra mieux s’amuser du fond un peu réac de la comédie sentimentale et rester sur la forme colorée et délurée. C’est du divertissement à l’américaine : pompier, un peu vide mais rafraîchissant. Parfait pour commencer l’été.
Pierre Loosdregt
© Etat-critique.com - 06/07/2008